poissonchat

Complainte de la Butte

Nous étions intriguées par la fête des vendanges de montmartre depuis dejà 2 ans et cette année avons poussées le bouchon jusqu'à nous y rendre...mais alors  : Qué décéptioné...c'était plutôt la fête de la boustifaille à prix spécial touriste (de la crêpe sans doute fourrée au fois gras au vu du tarif à la tartiflette géante en passant par les huitres fraîches...donnez moi un seau), tout cela dans un bain de foule post-défaite du rugby, un régal de sérénité...C'est vrai que quelques producteurs de vin essayaient de surnager difficilement ...

Je pense que nous avons en fait loupé le plus folklorique mais toujours est-il que nous avons fui le flot de la masse pour nous éparpiller au hasard des rues du vieux Montmartre et là...nous sômmes tombées sur un couple d'accodéoniste et de gouailleuse-chanteuse ...véritablement typiques...

Ils avaient le charme d'avant tout en le plagiant avec modernité, et au coin de cette rue pas tranquille, un cercle s'est formé de gens amusés, intrigués, mélange d'étrangers, de parigots, de montmartrais sans doute au vu de la connnivence que certains partageaient avec ce couple.

Leurs chansons résonnaient vraiment comme une histoire qu'ils nous racontaient en confidence, et je garde en mémoire le rythme de cette chanson, écrite par Aristide Bruant en 1911, puis interprétée par Patachou ou Yves Montant : "Rue Saint Vincent", -laquelle fameuse rue apparait aussi dans la chanson que Renoir a écrite pour son film French Cancan  : "la Complainte de la Butte"  (oui-oui, la même chanson que dans Moulin Rouge,en plus proche de nous, jeunes racaille que nous sômmes !)...

La "Rue saint Vincent", c'est toute une époque de cabaret et de petit peuple qui revivait doucement, bien plus charmant que les souvenirs pré-fabriqués des magasins de la Place du Tertre, et d'ailleurs, les plus âgées ne s'y trompaient pas en s'asseyant pour écouter calmement et reprendre en coeur le refrain...

Non, vraiment, pour moi, les vendanges tardives de Montmartre auront cette saveur musicale d'antan...

 

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Ne pas rester de bois

 

C'était une de ces soirées bien pourries : un bon rhub qui prend le nez et tutti quanti, le boulot qui avait aiguisé les nerfs, la courses dans le métro pour arriver au final 30 minutes en retard ("Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée dû à un prioblème électrique"....en même temps ...AIS-JE LE CHOIX bloquée dans ma rame plongée dans le noir avec une horde suintante et fatiguée d'autres parisiens???)

Du coup, j'avais rebroussé chemin en me maudissant de ne pas oser affronter mon RDV droit dans les yeux, tout ça pour-juste-3 cours de retard et un destin de cobbaye pendant 3 heures pour découvrir au final -si je n'avais pas été cassée dutrant ce laps de temps par les apprentis-si le shiatsu était fait pour moi...

 

Aussi, je m'en retournai par les couloirs souterrains, suivant des masses de gens qui marchaient comme des automates absents de leurs corps, en train de maugréer en moi même, me disant que ce n'est pas ainsi que je vais me casser d'un Paris qui me dépasse, d'un boulot qui me harasse et d'une vie qui pourrait me faire passer à trépas si cela continuait ainsi...

 

Et puis...alors que je slalomais parmi les gens qui n'adoptaient pas la même allure militaire afficace de votre serviteur, j'ai entendu le mince filet musical d'une flute, pas une flute de pan exotique d'un péruvien jouant concerto, non-non, la même banale flûte qu'on s'est tous coltiné dans notre enfance dans les cours de musique.

Je me suis retournée et j'ai vu une minuscule vieille dame qui jouait, assise sur une chaise pliante, dans un coin, presque décoiffée par le vent que produisait les gens à tant courir, courir, courir sans s'arrêter...

Là, j'ai stoppé donc ma course et j'ai sorti mon argent car, c'est un fait en matière de pseudo-générosité d'un instant, je choisis souvent les femmes, à plus forte raison celles qui n'ont aucun talent musical mais des couches de vêtements sur elles, en plus d'un bon 65  ans tassé...

Mais alors que je laissais tomber ma piecette et m'apprêtais à repartir aussi sec, la dame se leva vers moi aussitôt et me demanda si j'avais un instant à lui accorder...un instant ?? Quelques minutes quoi, sans doute plus précieuses pour elle que mon obole car quand je fis "oui" de la tête, elle me demanda si j'aimais la poésie et me proposa de me réciter une de ses compositions...

J'avoue avoir pensé une seconde que c'était un "piège" chronophage cette histoire et puis...qu'est ce qu'il y avait de si urgent sinon ? Alors j'ai tendu l'oreille et ouvert grand mes mirettes devant cette dame qui s'anima et fit évoluer le timbre de sa voix en me récitant un très chouette poème sur les chevaux de bois de son enfance...

Comme elle me "rendit" à la foule en me remerciant de ce temps que je lui avais accordé, je suis repartie à petit pas en songeant aux enfances de nos parents, bercés en rond par de faux chevaux et à nous qui courrons en rond dans le métro...en restant parfois trop de bois face à nos contemporains...

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Paris au naturel

 

 

Qui a dit que Paris n'était que bitume et pollution ? Il y a même des nymphéas qui se parent encore en automne...

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C'est biologique on vous dit !

 

Je sais, il y a une question qui vous taraude jour et nuit davantage que "dormez-vous avec la barbe au dessus ou EN DESSOUS de la couverture" , à savoir : pourquoidonc les filles aimeraient et s'habilleraient plus en rouge-rose et les garçons en bleu-vert ??? HEIN??

Vous vous dîtes, consom-acteurs vivaces que vous êtes, que tout ça, c'est de la faute à la culture et aux layettes déjà très tôt différenciées et vous accusez, en pleine période 99 F à l'écran la publicité et le marketing omniprésents...

Oui mais grâce à Ca m'interesse qui sort parfois des trucs interessants, une étude menée sur des européens et des chinois n'ayant donc pas la même culture démontre bien cette attirance chromatique : Rose-barbie pour les UNES et bleu-klein-ou-autre pour les UNS...DONC ???

Donc, des neurobiologistes pensent que cela est lié à l'évolution de la biologie de la vision car du temps lointain où nous nous couvrions par necessité (et non par snobisme) de peaux de bêtes, les femmes dont le rôle se cantonnait à la ceuillette savaient reconnaître le rouge des fruits mûrs, quant aux hommes-chasseurs, le bleu signifiait un ciel clément pour la chasse ou la source d'eau potable pour établir le campement...

Donc, quand vous achèterez du rose à ongle au lieu du bleu, c'est que vous voulez gardez à portée de main des fruits bien mûrs, et si vous aimez le bleu, Mesdâmes, vous avez une biologie préhistorique inversée, méfiez-vous !

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Cochonou pas chou

 

A Porto, en Corse, les autochtonent semblent en plein dilemne racinien : ils vivent du tourisme et nous accueillent comme des envahisseurs à éloigner au plus vite, exemple en pleine Office de tourisme (dont c'est le travail de renseigner donc...) :

Petit couple canadien super gentil et poli à la duègne sensée renseigner :

-Et...chez nous au Canada, il faut faire attention aux bêtes sauvages, ici, il faut faire attention à une bêeete quelconque peut être quand on randonne ?

- ????Ben NON !...Ah si, il y a les cochons sauvages...faut pas les nourrir, c'est tout...

 MENTEUSE!!!! Sur la route vers la forêt d'Aitone, vers l'arrière pays de Porto, nous avons croisé un troupeau inofensif de naf-naf, nif-nif et nouf-nouf...ben il m'ont niaqué en bonne et due forme, ! Croyant qu'une breloque pendouillant de mon fashion pantalon était un met de choix...

Méfiantes ensuite, on a bien vu ce pauvre touriste qui s'est fait chiper son sac à pique-nique par le gros cochonet au regard torve...

Moi je pense que les corses, ils dressent leurs cochons à bouffer les réserves des touristes pour qu'ils finissent par leur achèter leurs cochonailles ensuite, sont malins en fait...et pis si on se fait niaquer au passage, on y reviendra pas.... et ça fera folklorique à raconter au retour en métropole...

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Pause à Porto

 

Comme je me suis faite rare sur le blog, pour que vous ne regrettiez point trop mon silence, je vous fais un peu envie avec qqs clichés corses :

-1ère étape après le débarquement à Calvi : le maquis de la Balagne où on ne croise que l'écriteau : "Champ de tir" sur des kilomètres  et des kilomètres pour débarquer dans un camping sur la mer, certes avec vue ma-Gni-fique mais dont la propreté est aussi sauvage que le décor...enfin, voilà là où on a pique-niqué avant l'exctinction des feux...et avant de servir soi-même de repas aux mosquitos corses...

 

Je me suis fait l'effet de Tom Hanks dans Seul au Monde...avec aussi peu de matériel que lui pour la survie en somme...c'est ça d'être citadin toute l'année et de se lançer dans le camping soudain sans filet...

Ensuite, ce fut Vertigo en direct et le rallye de Monte-Carlo version lente pour la bien-nomée route aux mille virages jusqu'au golfe de Porto...

Là, la phrase : "c'est beau mais c'est ça tourne" nous envahit au momentd e découvrir de magnifiques paysages de mer, de montagne, de calanches, de forêt....ci-joint la mer démontée que nous n'avons pas bravé...on s'était tout juste sorties indemnes de la route, pas folles !

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Détournement

 

Quand je pense que ma môman m'offrait les Martine à chaque fois que j'étais malade...L'aurait ptê pas dû !

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Viva Corsica !

Nous embarquons demain donc le blog ne sera pas alimenté pendant 8 jours, le temps que nous, nous le soyons de bons fromages qui "tuent" donc ;-), de charcuteries light, de figues fraîches-séchées-bouillies, de chataignes (des fruits, pas de la part des nationalistes) et j'espère de SOLEIL !

A très bientôt

  

 

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Canis lupus

Voilà...un beau moment à Saint-Martin en Vésubie où nous avons eu la chance de voir de vrais loups, en train de manger leurs poulets morts et même à la chasse de cobbayes et autres souris raides congelés (ça s'appelle "l'enrichissiment : on leur en planque dans leurs terrains pour qu'ils ne perdent pas l'instinct de chasse ! Sinon, les soigneurs créent des odeurs ragoutantes telles que du Viandox avec du crotin de cheval...hum...pour faire ausi mumuse avec le loup, qu'il se dégourdisse la truffe)

 

Ce qui est bien dans ce parc, c'est qu'en fait, vous êtes obligés d'être patients et silencieux pour avoir la chance de voir ces horribles prédateurs très dangereux qui flippent de vous entendre et s'enfuient à toutes pattes dés qu'ils sentent une présence humaine (redoutables Bête du Gévaudan bien sûr...), et bizarrement : CA FAIT DU BIEN ! On est à l'affut dans une cabane avec des vitres et on est au calmeeeeee

Bon, pour tout vous dire, lorsqu'il y a des fritages entre loups de différentes hiérarchie, ça grogne et ça gniake avec un bruit qui vous fait frissonner, de quoi comprendre nos peurs ancestrales...

 

Sinon, en partant, on passe par un "sas"  pour revenir à la réalité et aux chalets d'accueils qui passent des films en scénovision, lesquels se dénomment : vacheries...à comprendre à différents degrés ;-)

 

 

 

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Bientôt...

 

Bientôt, c'est le mouton-Poissonchat qui va retrouver les loups....

 

 

Et, maman, au fait : NON, un canis lupus, ça n'attaque pas les Poissonchat dans les montagnes... (Pfouuuu, des années d'informations familiale pour en arriver là, faut que je recommence le bourrage de crâne..)

Bon, bien nous, on va là, bonne journée à vous, AHOUUUUUU !!!!!

 

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