poissonchat

L'abri du rire

Pour fêter l'anni' de ma chérie, une bonne tranche de rire remplaçait (un peu en décalage ds le temps !) celle du gâteau, Florence Foresti fut la cerise on-the-top éjouissante, printanière, réussissant le virage de la scène après le one-woman show et son partenaire auteur du texte, Philippe Elno joue également avec justesse et drôlerie en face de ce personnage de boule de nerfs qui nous ressemble forçément un peu...

La salle de la Gaiêté Montparnasse s'est gondolée et pas qu'à cause de la chaleur ambiante et ormis quelques facilités de scénari (les rencontres ne sont jamais fortuites et la fiction permet tout ; lâchons les amarres de la réalité!), ce fut une agréable après-midi, pas vraiment à Paris puisqu'avec les mots de théâtre de Mr Elno, c'était aussi un peu le calme de la campagne...

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Du plomb dans la tête du Monde

 

Voici une actrice dont je vous avais déjà évoqué l'humour noir parfait et l'interprétation parfaite de 9 personnages dans le monde déjanté de l'école. Aujourd"hui, elle gagne un spectacle en tête d'affiche et en portrait du Monde, où on découvre qu'elle fut excellente élève (sans remord d'ainsi taper sur le système de ce bon vieux Charlemagne!), qu'elle a débuté en même temps que Djamel Debbouze et qu'elle fut formée-débridée par des week ends de match d'improvisations (saluté à mes amies friandes et excellentes de ce sport !;-)

Bref,si elle part sur les routes de Navarre, ne la manquez pas pour rire des caricaturesb et d'un scénario original, de quoi être plus léger pour affronter le plomb du quotidien !

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La gogo de Ségo

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Petite récréation au très agréable Théâtre de dix heure hier soir dans lequel Sandrine Sarroche interprète une coiffeuse investie du rôle sacré de remplaçer Dame Royale lors de sa campagne.

Celle-ci visionne des DVD de coaching pour devenir Président, se rend au Queen pour draguer les électeur gaille (prononciation très personnelle de "gay") ou parle aux séniors comme au public du 9 point 3 venu en masse hier à Pigalle mettre de l'ambiance dans la salle...

Sans que cela soit révolutionnaire, ma sirène et moi, toujours bon public, nous nous sômmes bien gondolées.

Il y a des bonnes idées, de l'originalité et une interprétation prometteuse avec de prompts rebondissements d'improvisation, et  l'accent du midi en prime avé des espressions savoureuses qui nous font repartir dans nos pénates avec le chant des grillons en souvenir.

Si seulement la vraie Ségo pouvait en douce aller écouter quelques bons conseils pour le duel télévisuel du 2 mai... Peuchèèèèèère !!!

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Bof pour Blanc

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Quatre têtes avides d'une beau moment de théâtre s'étaient tendues ce soir là du haut du premier rang du théâtre de la Madeleine afin de discerner derrière un rang de vrais blés les deux actrices que sont Isabelle Carré et Léa Drucker, incarnant deux soeurs attendant l'agonie de leur mère dans la maison de famille...
Certes, le sujet n'est point gai mais en cette fin d'octobre, avant le sempiternel jour éternel des Morts, il pouvait cependant promettre des dialogues forts en émotions et des dérives vers l'absurde ou le rire, la Vie encore avant la Fin en tout cas, et surtout, surtout, la présence en tant que metteur en scène de Zabou Breitman...

Zabou, c'est une personnalité qui traverse le monde du cinéma en tant qu'actrice (une tirade mémorable dans "La Crise" sur les couples modernes !) et, en tant que réalisatrice a laissé l'empreinte d'un très juste et très beau moment de cinéma avec "Se souvenir des belles choses", déjà avec Isabelle Carré.

Au moment où son second film sort sur les écrans, "L'Homme de sa vie", elle fait donc également le pari de la scène de nouveau.
Et fort heureusement, nous ne fûmmes point déçues de certains choix de mise en scène proprement cinématographiques -et dont je ne dirais rien ici pour préserver la surprise, non, non, n'insistez pas- . L'idée du linceul futur, dessiné sans doute par les nombreux draps lavés et relavés en famille pourraient expliciter le titre Blanc, la musique est prégnante et parfaite pour accompagner les différents moments de la pièce, avec la résonnance particulière d'une musicienne sur le plancher...Mais...

Mais le texte n'accroche pas et le jeu d'Isabelle Carré paraissait sans réélle présence -à moins que ce ne soit une excellente interprétation d'un personnage insipide, répétitif et très peu touchant ?, j'avoue n'avoir plus eu assez de neurones valides pour le distinguer...

Cependant, fuyant le torticolis et les baffles, j'ai émmigré vers les rangs du fonds et ai pu profiter complètement de cette belle mise en scène et d'une ultime scène avec -enfin- à 15 minutes d'avant la fin, un moment fort dû à l'arrivée du père : un instant presque magique où les actrices étaient convaincantes, le texte sensible et l'effet théâtrale véritablement très bien préparé...En gros : la sauce avait prise, un peu tard cependant...

Seule bonne vraie surprise : Léa Drucker (à ne pas confondre avec la présentatrice gothique-nièce du présentateur de Champs-Elysées-qui sévit la nuit sur France 3 pour nous asséner les dernières mauvaises nouvelles du Monde). Léa, donc,gueuleuse, énervée, mal à l'aise, rigolotte, émouvante, nature et juste.

Reste que sur notre quatuor, une d'entre nous a adoré et voulait décrocher le numéro de tél de Léa Drucker, une a failli tomber de son siège d'ennui dés les premières minutes, l'autre recomptait mentalement combien lui avait coûter cette sortie et votre serviteur reste dans la Bof-attitude, contente malgré tout d'avoir vue des éléments interessants mais point emballée par l'ensemble.

Le rideau rouge est donc tombé sur "Blanc" sans trop de regrets.

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Le Monde en 75 minutes

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Je vous rassure, je ne viens pas de me faire sponsoriser le blog par une quelconque agence de voyage en ligne supersonique ou de trop regarder les gadgets futuristes des Totally Spies matinales, car il est bel et bien possible à Paris en ce moment de réaliser sans se ruiner un Tour du monde en si peu de temps, soit en une petite-trop courte !-heure et quart, vous voilà avec en tête de bons mots avec l’accent indiens, chinois, cow-boy et britannique, du dépaysement à raconter aux amis sans leur asséner des clichés à rallonge, avec en prime des bonnes caricatures de nos amis des quatre coins du monde issus du roman de Jules Verne.

Oui, j’ai écrit « roman » mais, en réalité, pour accomplir ce voyage, il faut pousser la porte du théâtre Le Lucernaire et croire sur parole les dithyrambiques critiques de notre site-ès-bons plans : allias « billetreduc ». Et puis, il faut laisser derrière soi les vieilles adaptations, que ce soit pour un dessin animé (pour les nostalgiques de Dorothée, tous les personnages appartenaient au règne animal, mémorable…) pour la TV ou le cinéma (quoique le chinois de la pièce ressemble à bien des égards à Jackie Chan, le dernier interprète cinématographique du valet français…), ainsi serez vous tout prêt à vous laisser embarquer dans une adaptation complètement farfelue, truffée de références croquignolettes à l’actualité, et tout cela en respectant la trame d’origine…
Autant écrire qu’il s’agit d’un vrai tour de magie scénaristique ou plus exactement d’un très bon tour de passe-passe, car en plus des héros Philéas Fogg et de son fidèle Passe-partout, les quelques 39 personnages du roman initial sont interprétés par seulement 5 acteurs, il faut donc du rythme à la seconde près, des trouvailles de mise en scène et des jeux d’acteurs caricaturaux mais précis, flirtant du côté des héros de mangas, de la commedia delle arte (je reprends les critiques des journaux là, ça fait sérieux…), mais surtout en réutilisant avec inventivités les clichés que nous avons tous à l’encontre de certains pays. Ainsi retrouvons-nous tous les américains en clones, tous nommés « Jack », cow-boy agressifs et limités question neuronale, ou bien les chinois apparaissent-ils comme d’excellents commerciaux, prêts eux aussi à dégainer en toute situation non pas des colts mais des proverbes farfelus…

Si les quelques premières minutes vont vous paraître bien jouées, mais peut être un peu trop attendues et froides, ainsi que nous le caricaturerions pour des personnages pur souche britanniques, vient enfin le moment du grain de sable qui enraye les calculs si mathématiques de sieur Philie, notre lapin blanc english toujours-en-retard, et avec ce premier contre-temps dans sa course aux kilomètres, c’est le début d’un enchaînement de douces folies, avec notamment l’inoubliable chinois-consul-indien-capitaine-Lord-cow-boy-policeman-Queen qu’est Romain Canard (l’homme aux divers faciès sur le cliché ci-dessus).

Autre nom à retenir, il revient d’ailleurs dés le 12 septembre avec une pièce d’Oscar Wilde, L’éventail de Lady Windermere, il s’agit de Sébastien Azzopardi…cette adaptation est en partie de son fait, il en signe la mise en scène et la troupe d’acteurs délirants est sienne, lui même était déjà un excellent interprète des causticités de Sacha Guitry dans Faisons un rêve, encore à l’affiche, et c’est lui qui commit avec succès Les classiques contre-attaquent en 2002-2004.

Ainsi, Verne avait-il raison, il est bien possible de voyager loin même limité dans le temps ou les moyens...et de revisiter ses classiques en les saluant de fous-rires vivifiants

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