poissonchat

Guide gratuit

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Chaque occasion de découvrir une nouvelle parcelle de Paris est la bienvenue et un ami espagnol a samedi dernier émit le souhait de découvrir la Sainte-Chapelle (Note de la Blogueuse : cette Chapelle fut construite par Saint-Louis pour être l'écrin protecteur de reliques de la Passion dont la couronne d'épines du Christ et un fragment de la Croix...histoire en gros de montrer en passant que le Roi était donc bien un homme important à posséder de tels objets qu'il s'amusait d'ailleurs beaucoup à fragmenter en nano-particules avant l'heure et à distribuer aux plus méritants...un peu comme les images quand on a une bonne note en maternelle quoi...). No one, no two, nous avons donc pris nos sacs et nos cache-nez et nous nous sommes élancés pour une nouvelle mission impossible à travers la ville : à savoir foncer dare-dare par monts et par métros, trouver la bonne sortie après des couloirs labyrinthiques à Châtelet et slalomer d'un piéton en plein shopping à un touriste en plein cliché pour rejoindre en rang bien ordonné la sage file des tickets avant l'heure fatidique du thé anglais.

Une fois pénétrés dans le lieu, par l'entrée basse de la populace à laquelle nous appartenons, s'offrit à nous quelques petits exemples d'un gothique rutilant...

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Puis ce fut la surprise de lumière avec la chapelle haute, enfin après avoir réussi à résister au tournis des escaliers en colimaçon, car comme l'écrit le guide vert (pas le pro du maïs, le bibendum Michelin :) "le visiteur y accède le souffle coupé par les marches de l'escalier, le voici sans mot lorsqu'il pénètre sous cette immense verrière"...(oui, oui, le Michelin se Routardise avec des blagues comme ça...). Et en effet, il suffit que le Roi Soleil soit un tantinet levé pour sortir les Ray Ban face à 618 m2 de vitraux parmi les plus anciens de la capitale. Moi, j'avoue, j'ai même pensé, en païenne que je suis parfois, que cela ressemblait à la Grande Salle du Choixpeau Magique de Poudlard dans Harry Potter...avec les chandelles allumées qui lévitent dans l'air...des années de cathé' pour ça, je sais, c'est à désespérer.

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Mais toujours est-il que si la cathédrale devait être un livre ouvert pour le peuple du Moyen-âge, les symboles, l'Histoire et les 1134 scènes des fameux vitraux demeuraient lettres mortes pour une bonne partie d'entre nous jusqu'à ce qu'un homme bon chic-bon genre, voix suave, blague facile, débit aisé, nous harangue comme sur les places médiévales et nous propose une petite visite gratis et détaillée...Nous voilà t-y pas accrochés à ses souliers vernis, allant d'avant en arrière pour suivre par petite grappe l'étudiant en histoire de l'art ...
Nous l'écoutâmes jusqu'au bout nous narrer les prouesses d'une architecture où par exemple le métal utilisé avait été fabriqué de telle sorte qu'il ne devait à peine rouiller depuis 1248- à se demander si les actuels métallurgistes ne seraient donc point des petits malins pour nous faire acheter leur Frameto...-ou nous décrire le rituel bien pensé des reliques à exposer au bon peuple de Paris sans les abîmer, une petite plaque tournante et deux volets ouverts faisaient donc l'affaire pour exhiber sans les bouger les divins objets...oui, sans doute un peu comme les automates qui surgissent à heure fixe des pendules suisses....

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Je vous épargnerai tous ces détails car en fait je fus rapidement tiraillée entre l'envie d'écouter et celle de le ...taper !! Voui, mea maxima culpa, dans un lieu de prière et de recueillement aussi somptueux, je domptais mes oreilles qui s'hérissaient de plus en plus aux son des maniérismes de notre guide improvisé,sans doute un accent typiquement du Marais mélangé au 16ème et au théâtreux qui joue le naturel...
Mettant cela sur le compte d'un hiver qui nous taraude les forces et la patience, je me dis que je devais exagérer, mais un rapide coup d'oeil sur le faciès mi-concentré, mi-agacé de mes acolytes me confirma que je n'étais point la seule à hésiter à larguer le Monsieur au milieu de ses grandes phrases mais à chaque fois la voix habile réussissait à nous intéresser au moment même où on s'apprêtait à tourner les talons, nous assénant soudain de véritables petits coups de théâtre et de croustillantes anecdotes de derrière les vitraux.

Fort heureusement, le gong de 17h résonna bientôt. Et je ne pus m'empêcher le soir venu de m'en retourner vers mon fidèle Michelin tant parfois tout sonnait faux et bien préparé avec notre étudiant en goguette... Mais en fait, peut-être avons-nous fait notre B.A chétienne en lui servant de cobayes pour ses futurs oraux...

Et d'ailleurs, je vais appliquer cette méthode en m'improvisant guide à la Banque de France, ça m'aidera peut être pour demander une augmentation...

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Il était une fois...

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Comme tout enfant, je n'ai point échappé aux contes et histoires du soirs et si je ne me souviens pas des lectures de mes parents pour que Morphée vienne me cueillir plus vite, j'ai en revanche toujours sous le regard quelques images de mes premiers dessins animés et des pages colorées qui reprenaient ces histoires. Ainsi, ais-je découvert rapidement le Monde Merveilleux de l'oncle Walt qui savait accorder les traits des animaux et ceux des enfants pour nous créer des héros mémorables en un coup de crayon magique.
Mais si le père de Mickey savait dessiner, il avait surtout le génie de réunir des sources d'inspirations séculaires et des hommes talentueux, ainsi que l'explicite l'exposition :" Il était une fois Walt Disney" à la Galerie Nationale du Grand Palais, (jusqu'au 15 janvier 2007)

Grâce à une amie, nous avons même eu le privilège de découvrir sur invitation les galeries toutes de rouge vêtues "by night", avec un cocktail champenisé gratis, ce qui me conduisit d'ailleurs à remarquer que bon nombres des invités,scotchés au bar, étaient plus intéressés par les éléphants rose qui naissaient de leurs nombreuses coupettes que de savoir comment Dumbo avait été créé...

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Qu'importe puisque nous fumes ainsi comme des "enfants perdus" à errer jusque tard dans l'exposition. Ainsi avons nous appris comment Walt ramena des centaines d'ouvrages de contes d'un voyage en Europe et se lança dans l'aventure du tout premier dessin animé long métrage: "Blanche neige et les sept nains"et nous avons dodeliné béatement de la tête comme des Simplet-tes en découvrant par exemple combien Joan Crawford avait prêté ses traits à la méchante reine qui se reconvertit en vendeuse de pommes.
Car si les Disney ne font guère dans les nuances, ils assument leur manichéisme en nous créant des Méchants inoubliables, enfin, des méchants...des méchantES surtout, de vraies marâtres qui en prennent plein leur grade avec celle de Cendrillon flanquée de ses deux filles souillons, avec Maléfice qui devient au sens propre un dragon ou Cruella Denfer et son obsession de poule-en-fourrures....

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Mais pour équilibrer la balance des fantaisies, il y a aussi les fées comme celles de John Atkinson qui inspirèrent peut être la coquette Clochette...

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Je découvris au passage que la Bavière ne me déplairait pas à visiter-ce que je n'aurai jamais imaginer quelques heures avant !- en apprenant que le fameux château qui trône à Mickey-city avait comme modèle le Neuschwanstein (=à prononcer très vite quand on est enrhubé), demeure de Ludwig II de Bavière, un cousin de Sissi original qui construisit véritablement un empire de contes de fées....

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Tout ceci nous donna une envie irrépressible de remplacer nos bons vieux polars télévisés par la révision des incontournables classiques : le vol de nuit de Peter Pan, le tango serré-collé des hippopotames et des aligators de Fantasia... ou Bambi se transformant un matin d'hiver en Surya Bonaly ....

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Et comme ces américains sont très forts, avec tout ce matraquage de belles images, nous n'avons pas résistés à nous rendre par le joli train RER à Marne-la-Vallée, bravant les files d'attentes en chantonnant des "Small word" à gogo, nous empiffrant de goulioseries made in USA (mon empire pour un fudge au chocolat...) et comptant les potirons à foison, invasion d'Halloween oblige....
Au détour d'une attraction , nous avons découvert un petit pays imaginaire encore inconnu des étrangers fébriles qui dévalisent les magasins : le Tigrouland....

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Et au vu de toutes les réussites de ce sacré Walt malgré les nombreux échecs et les paris fous pour l'époque, peut-être ne faudrait-il garder comme image de fin que celle-ci... et se la remémorer le soir avant de s'endormir...

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PS : Et ma bonne étoile sur ce coup-là fut une nouvelle fois-et je l'en remercie- mon Grand Frère, sponsor officiel de ma visite chez Mickey

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Société de séduction

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Pour échapper à la mousson s’abattant sur Paris ce 16 août, je me suis réfugiée au Printemps et j’ai plus particulièrement traînée mes guêtres du côté des sous-vêtements…ben quoi, les rayons « bagageries » ou « chaussures » me bottent toujours moins, je n’y peux rien…BREF, m’accordant quelques instants de douce folie et oubliant le peu de latitude de mon porte-monnaie et le manque d’humour totale de ma banquière, je décidais d’essayer un charmant ensemble rouge carmin de Calvin Klein, dont le seul prix de la petite culotte justifiait que l’on rougisse-carmin aussi d’ailleurs…
Je me dirigeais donc d’un pas alerte vers les cabines d’essayages, attendant sagement – parce que je suis une cliente bien élevée moi Madame- qu’une vendeuse me donne la permission de m’engouffrer dans les cabines avec mes deux articles, m’ayant remis au préalable l’incontournable petit carton jaune fluo marqué d’un gros « 2 »… Mais puisque mon horaire était celui du quart d’heure avant la fermeture, les-dites cerbères-vendeuses étaient toutes décontractées et me firent un geste las, me laissant entrer sans vérifications préalables…
C’est alors que je découvris que pendant les vacances d’été, un petit travail d’aménagement avait été réalisé dans les cabines d’essayages : celles-ci étaient désormais disposées en arc de cercle, imitant peut être ainsi les pétales d’une fleur ? Chacune d’entres elles disposaient d’un rideau en soie rosée chatoyante (pas de jeu de mots, hein !), les murs étaient peints en rose saumon et le mur du fond était entièrement recouvert de capitons…ROSES, bien sûr, et au milieu de ces capitonnades trônait un miroir design de face et un de plus sur un autre pan du mur : de quoi se mirer sans toutes les coutures…enfin, à ras du sol, un petit pouf mauve attendait fidèlement les futures clientes dans la discrétion de leur cabine…
j'en restais toute ébaubie de stupéfaction…Je savais bien que mes pas m’avaient amené vers le Printemps et pas vers le Monoprix ou le Franprix du coin…mais de là à me retrouver dans un avant-goût de lupanar de luxe pour m’inciter à me ruiner en nuisettes et guêpières ?!
Du coup, je me suis jugée bien décalée dans ma panoplie de travail en jean-tennis et je fus loin de me trouver irrésistible en carmin-Klein, pouffant de rire à me voir ainsi cernée par la Rose-attitude…

Et ça, c’est la preuve que j’ai encore bien des efforts à faire pour devenir la cible d’un tel marketing…décidément, de nos jours, la consommation, ça devient aussi difficile que la séduction !

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