poissonchat

Zen, soyons zen

 

Spéciale dédicace pour ma Bouclette dorée préférée...ou comment garder une fenêtre ouverte et ensoleillée sur le Monde environnant...tout en échappant à la lucarne de JP Pernaut sur le JT de TF1 !

Pour toute demande de retraite spirituelle, veuillez prendre un billet pour Arles, sa Camargue et ses cloîtres...accueillants

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L'attrait de la Petite Reine

vélo

 

Voilà, il fait beau beau beau, et on a envie de mille et une chose dont celle de batifoler toute chaîne de vélo dehors sur n'importe quel deux roues bucolique, à la chasse aux papillons dans les parcs parisiens ou à la découverte de petits cours d'eau mignon-tout-plein au détour de chemins serpentins..

J'ai donc renouer avec mon passif familial : le dimanche = sortie en vélo avec papa en tête qui râle tout le temps...mais j'ai vite effacé ce souvenir avec ma Sirène en Gentil Organisateur, j'étais il est vrai  un peu tremblottante et émue mais j'ai vite zig-zagger , toute fierotte sur les routes d'île de France, sourire aux lèvres et vent dans la tignasse-je-le-vaux-bien.

Cela faisait longtemps que je n'avais point resssentie cette sensation de liberté dans la capitale et je crois bien savoir pourquoi tant de parisien cèdent aux avances de la Petite Reine, en dépit des fesses-tape-cul, des antivols lourdauds et des nuages de pollution à hauteurs de cycliste écolo,....

Eh oui, ce n'est point pour sauver Knutt-l'ourson blanc et sa banquise (et la Terre aussi par la même occasion) que l'on brave le bitume en cylindrés à pédales, ni pour économiser un abonnement de Crésus dans n'importe quel club de gym branchouille,moi je crois que c'est pour ressentir encore une fois cette divine sensation de liberté comme lorsque nous étions gamins, et que l'on pouvait se jouer des immobiles et des lents avec notre royal destrier métallique... 

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Monet à Vincennes

monet

Rien que pour vos mirettes, la preuve en photo que Paris peut offrir de petits écrins de verdures ondoyantes...

Et en filant doucement sur notre barque, on se prend à observer les canards, cygnes et autres foulques macroules (si, si, ça existe ça...),  et ce petit parfum d'intemporel nous fait penser aux impressionnistes, un peu plus loin de la réalité...

Hummmmmmmmmm, un week hors du Temps-Travailleur et de l'Espace-Parisien.... H.G Wells aurait plutôt dû canoter avec une jolie sirène pour défier les époques !

 

 

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Le renouveau des Rameaux

Aujourd'hui dimanche, ce pourrait être le jour de la grasse mat', des brunch et des ballades sans but au grè du vent et de la flemme, mais c'est aussi, dans l'année liturgique des chrétiens, une date importante où l'on voit curieusement les bancs de l'Eglise se remplir et débordés, les gens affluents de toute part avec des petites branches vertes dont ils prennent grand soin, gens que l'on ne voit jamais dans la Maison de Dieu le reste de l'année, gens anonymes et très variés, habillés tout endimanchés, un peu gênés de ne pas se souvenir de tous les rituels de mise, gens dont je fis parti il y a quelques heures, avec bonheur en plus...

Eh oui, plus la peine de vous cacher mon enfance de cathéchisme et de messes dominicales, en plus je n'y étais pas particulièrement forçée mais j'aimais ça...Même à 9-10 ans, j'aimais ça, le rassemblement de tous, l'Homélie du prêtre surtout car elle abreuvait un peu les neurones, je chantais aussi à pleine voix adolescente, c'est à dire complètement faux, et la répétition dimanche après dimanche des assis-debout-signe-de-croix-Amen-non-pas-maintenant! avait sans doute un côté rassurant...

Et surtout, la fête que j'appréciais particulièrement, c'était celle des Rameaux, ou pour vous remémorer peut être de lointains souvenirs, ce premier dimanche de la Semaine Sainte où les chrétiens fêtent l'arrivée de Jésus à Jérusalem, lui même venant fêter une date importante chez les juifs : la fuite d'Egypte. Jésus est accueilli par la foule et par les rameaux que celle-ci pose au sol en son honneur (attention, à l'époque, ce n'était pas nos petits buis riquiqui mais de grandes palmes comme Nice le perpétue encore avec la fête des Lu Rampau et en proposant de magnifiques palmes tressées), d'ailleurs, il y avait un passage que j'aimais aussi beaucoup à bien des égards, c'était le choix de sa monture :  Jésus n'étant pas arrivé sur un fier cheval mais sur un placide âne, un de mes animaux totem, en bonne bourrique que je suis...

 

Après cette arrivée mi-discrète, mi-spectaculaire, si certains ont eu droit à la même éducation que moi, vous vous souvenez que ça se complique pour Jésus : arrestation, jugement, mise en croix, mort...Et comme le suspens est insoutenable pour vous, la fin est simple : c'est à vous de choisir, un côté moderne-interactif en fait, soit vous y croyez et il est ressuscité soit il y a un truc et on nous ment super bien depuis 2000 plombes...C'est vous qui voyez...

 

Enfin, bon, là je ne vais pas vous forçer à la reflexion profonde, on est dimanche après tout ! Non, je voulais juste vous faire partager ce que j'aime dans cette drôle de messe qui dure un temps infini. Petite, j'avais l'impression de mener mon propre chemin de croix à rester debout pendant la longue narration des Evangiles ! Et puis maintenant, je trouve que tout est sujet à observation et je suis toute sereine d'être parmi tous ces catho' aussi amnésiques que moi ou trop pris le reste de l'année et qui se rappellent soudain qu'il faut aller faire bénir son petit rameau ce jour-là...

 

Oui parce qu'il est question un peu de superstition aussi si j'en crois les quelques lectures que je viens d'opérer sur différents sites, et si je m'en réfèrre au léger pugilat qui a lieu quand les gens prennent leur rameau (cueillis par les jeunes de la paroisse et on laisse une piecette en remerciement, c'est bien organisé pour nous les citadins loin de la Nature, hein?!;-), car alors qu'un gentil bedeau essaie de retenir les vielles dames qui en prennent des branches entières car il n'y en aura pas pour tous, les plus fidèles se précipitent devant le prêtre qui va bénir...et il n'a pas le bras très long ce pauvre prêtre alors concrètement, la fameuse eau bénite, y'en aura pas pour tout le monde ! Non, mais, peut être que les mamies prennent des Rameaux aussi pour leurs amis qui ne peuvent pas venir, les pauvres, non?! Moi, c'est ce que je me dis en tout cas et donc je n'ai pris qu'un brin et j'en ai ramassé un par terre qui avait été un peu piétiné dans le placement hâtif des premiers rangs, faut pas gâcher...Et donc, écrivais-je avant de me perdre dans ma forêt de buis, il paraitrait qu'en fait, placer ces rameaux bénis sur le crucifix de son domicile porterait chance pour l'année à venir (ben quoi, vs avez TOUS un crucifix, non ? Pensez un peu si ils nous l'avaient noyés n'empêche...on aurait des aquariums suspendus autour du cou...)

 

Bon et alors après la bénédiction, ce que j'aime aussi c'est que normalement il y a une procession pour faire comme lors de l'accueil réservé à Jésus, les Rameaux bien en l'air et l'organe vocal tout echauffé d'un chant fervent...

Enfin ça c'est normalement car sinon, en plus des jeunes parents qui sont un peu gênés pour tenir le Rameau, la poussette et la feuille de chant, il y a ceux qui s'épuisent vite et laissent tomber mains et voix pour regagner l'Eglise comme des moutons dociles et silencieux...Cette année en revanche, j'avais repéré une petite famille "d'activiste-des-rites", ils avaient l'air comme vous et moi sauf qu'ils appuient un peu plus sur des gestes de la cérémonie, alors ça a commencé par le fait qu'ils étaient eux trois seuls à chanter...je les ai rejoint avec bon coeur et voix de crecelle et puis après ils ont fait comme moi (sauf que moi c'est aussi pour m'éclipser rapidement avant la fin si l'orgue me hurle trop ses prières musicales) ils sont restés debout tout le temps sauf carrément à genoux lors des moments de recueillements...Ben moi, ça me ravie de rencontrer des gens aussi spontanément à fonds dans leurs croyance, si, si ! Et qu'on ne me parle par de Michel Onfray avec son manuel d'athéologie, ceux-là font pas de mal tout de même...la preuve, ils cèdent leurs sièges aux têtes blanches, on est "chrétien", que Diantre !

D'ailleurs, pendant que je m'immobilisais pendant la longue lecture des Textes Sacrés,d'abord ça me permet de m'entrainer à la dernière épreuve d'équilibre de Koh Lanta, on ne sait jamais...et ensuite  j'observais les enfants qui courraient partout, criant, demandant des tas de trucs à maman qui essayait de suivre le discours en vain... et ça me réjoussais tout à fait cette vie qui se manifestait en dépit du décorum et du rituel,  essayant de nous bouger un peu de notre immobilisme ....

Ce que j'ai toujours aimé dans la fête des Rameaux, c'est que c'est une date de réjouissance que nous partageons avec les juifs même si ce n'est point pour les mêmes motifs : la Pâque des juifs seraient peut être une renaissance d'un peuple après l'esclavage et pour les chrétiens, les Pâques signifient la resurrection de Jésus...

Mais avant tout cela, c'est la Nature qui revient un peu à la Vie , le soleil qui perçe après l'hiver pas assez clair, les bourgeons des fleurs et les sourires des badauds...Un chouette renouveau quoi... et d'ailleurs, il y a eu l'introduction d'un petit geste dans le déroulement de la messe que j'ai toujours aimé et que notre petit prêtre tout jeunot qui balbutiait un peu aujourd'hui nous a invité à faire, on va les uns vers les autres et on se serre la pince en se souhaitant "la Paix du Christ"...

Et bien, un jour de Rameau-de buis, de palmes ou d'oliviers, se souhaiter la Paix tout court, c'est un beau projet pour ce printemps, je trouve...

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La veine du Vendredi 13

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Vendredi 13 octobre 2006, sortie du boulot, les adultes se précipitent comme après la cloche de leur école devant le Bar-Tabac-PMU car tous les superstitieux tentent leurs chance au grattage, au tirage et pour les plus masochistes : aux deux en un !
Dans les volutes de fumées des joueurs invétérés qui campent quotidiennement au bastringue en attendant les courses effrénés des pauvres canassons sur le gazon, la buraliste m'accueille avec un sourire Ultra-Brite, comme je ne lui en avais jamais vu auparavant...
Et pour cause !!!Un vendredi 13 dans l'année, c'est la Barakka-sans mal, le Banco-illico, leur Noël à eux les buralistes au vu des recettes envisagées avec tous les espoirs misés dans leurs cartons chèrement payés !! Mais, pendant que j'essaie d'articuler ma requête parmi le brouhaha et en expectorant la nicotine absorbée patiemment pendant mes 10 minutes d'attente, je me dis qu'en plus ils vont nous coller une grève le 6 novembre prochain les buralistes, oui, oui, car ils ne pourront plus vendre la fameuse sucette à cancer contre laquelle les politiques s'érigent enfin... après en avoir infiniment inspiré tant de bénéfices bien sûr...

Je suggère donc de proposer à la "Confrérie-des-buralistes-pas-fumeux" qu'on leur ponde plusieurs Vendredi 13 dans chaque année, histoire de les dédommager du manque à gratter...Et d'ailleurs, pour l'Hypocrite-Etat, c'est kiffe-kiffe-les-consommateurs-bourricots, puisque ce dernier continue d'amasser les gains dans son escarcelle...
Ah, les sacrés bluffeurs, on a presque crû qu'ils voulaient notre Bien à tous !

Bon, mais sinon, en dehors de ces préoccupations bassement politiques, je rends grâce au suspens insoutenable qui vous tenaille, à savoir que, ben non, je ne suis point devenue milliardaire en tentant la vie de mes poumons, mais j'ai mieux... oui, j'ai mieux car en y réfléchissant un brin :
Acheter un jeu TREIZE un Vendredi TREIZE et MANQUER de gagner TREIZE euros, je prends ça pour un signe de chance...tordu, certes, mais de chance tout de même, comme quoi, ils nous auront pas même si ils nous arnaquent!

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Madeleine musicale

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Je viens de revoir le clip longuissime et cultissime de Michael Jackson : "Thriller", oui, oui, celui qui en 1983 fit l'effet d'une bombe dans le paysage musical et installa sur son trône le King de la Pop car nous lui devions alors d'avoir introduit la sainte trinité depuis toujours appliquée : Musique + Clip + Danse. Eh bien tout à l'heure, pour débuter mon week-end sous la pluie, je me suis confortablement installée pour revoir ces images de ma prime enfance et je fus soudain parcourrue de véritables frissons. Non pas des frissons de trouille à la vision des faux revenants swinguant en guenilles ou en voyant la transformation du petit gars de Gary-en-Indiana en garou-touffu (pas le chanteur canadien à la voix rauque hein, la bêbête!), NAN, moi je venais de savourer mon authentique madeleine musicale en revivant exactement la toute première diffusion de ce clip dans ma vie...

Attention, séquence nostalgie : c'était un samedi soir familial où nous étions tous avachis devant notre télé de salon pour gober les paroles du gendre idéal : Michel Drucker dans son "Champs Elysée" hebdomadaire, seule occasion de croire que nous étions à la page en matière culturelle... Ce dernier annonça soudain le-dit clip avec au préalable les réglementations d'usage, vu que cela risquait de choquer un peu dans les maisonnées un grand échalas black qui virevoltait avec ses potes à un bras. Or mes parents, quelque peu endormis, n'y prêtèrent pas attention et me laissèrent devant l'écran, pour mon plus grand bien et le plus grand mal de leurs oreilles durant les années qui suivirent... Je me souviens donc exactement-et ceux qui savent ma partielle amnésie pour tout ce qui touche à mon enfance en seront surpris- des frissons qui me parcoururent l'échine, tout le long de ma robe de chambre rose en laine bien épaisse (oui, on regardait "Champs Elysée" en pyjama et ça, ça n'est vraiment pas possible de l'oublier !)

J'étais sans doute l'image même de la fan qui naît à elle-même, stupidement tétanisée, je buvais les paroles incompréhensibles en english (ben oui vers 8-10 ans= je ne comprenais rien à la langue de Shakespeare, encore moins celle de John Wayne...), j'étais littéralement transie de froid, rigidifiée comme un revenant qui voit la Vierge (et d'ailleurs le petit Mickey, né un 29 août, est une Vierge, si, si, tout se recoupe dans ce post!), j'essayais en fait de m'imprégner complètement de tous les mouvements et sautillements de cet inconnu que je déifiais déjà, me promettant de l'imiter dans le secret de ma chambre...

Alors même que je continuais de le regarder, il animait déjà mon imaginaire, ce Chaperon-rouge-à-blouson-rouge, lui qui venait de nous interpréter le Grand Méchant Loup dans le film qui précédait son film-clip...Ouais, déjà, il aimait les paradoxes celui-là, les antithèses qui flirtaient ensemble, les poupées-russes labyrinthiques : Qui est-ce qui regarde ? Qui est-ce qui rêve ? Et moi qui regarde ce clip, qui suis-je ? Dis donc, le Michael, tu me prendrais pas pour la midinette qui te sert de petite copine à l'écran et qui gobe tout là ?Genre : tu te fiches de moi, ton spectateur, Hein !!???...Vite, un Efféralgan et Haaaa, ça me prépare aux explications littéraires, ça!!

Je me souviens très bien que mes parents s'éveillèrent quelque peu au fur et à mesure des décibels et ils ne tardèrent pas à m'adjoindre de filer faire dodo bien vite dés la dernière image diffusée, sans doute redoutaient-ils quelques effets sur mon sommeil innocent avec tous ces monstres s'agitant en tout sens...

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Mais peu m'importait, je montais sans négocier car j'avais un secret dans les yeux : je voyais encore mon bonhomme rouge sautiller et sa chanson entêtante me berça toute la nuit...Il me fallut attendre un long dimanche puis un long lundi d'école avant de tanner ma mère pour qu'elle m'achète le 45 tours (oui, les moins de 20 ans, j'ai bien écris : 45 TOURS!!!), le même que celui que je vous mets en photo, voir la pochette ci-dessus (tout en haut) et ce fut la ronde incessante des passages en boucles : ma mère frisant la crise de nerf, mon père se réfugiant dans son atelier et mon frère souriant ironiquement, seul lucide de la famille...

Parce que lui, avec ses cinq années en plus de sagesse adolescente, il avait très bien compris le coup de foudre qui venait de me tomber dessus, car c'était exactement ça, comme ils disent dans les livres de psycho-machin-chose : la boule au ventre, le cœur qui bat la chamade, la stupéfaction plus réelle qu'après un sort d'Harry Potter...Nul doute possible, j'étais raide dingue de Jacko Wacko...
La preuve, j'en débutais ma carrière de documentaliste en recherchant fébrilement tous les entrefilets et clichés parus dans la presse sur ma Star, je guettais ses passages télévisuels, et je fus donc logiquement prise de collectionnite aiguë...Maladie que j'entretins si bien que je voulus la transmettre à mes amis en fondant "Le Club Michael Jackson" pour que nous écrivions notre propre revue sur lui, rétablissant au passage, Super-fans-fidèles que nous étions, la vérité-vraie sur ce pauvre Michael, lui qui était autant adulé que critiqué de toutes parts...(oui, oui, mes amis se souviennent autant de ça que moi de ma robe de chambre rose...c'est un fait d'enfance dont nous nous vantons très souvent, BIENSUR...)

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D'ailleurs regardez-le sur la pochette ci-dessus (tout en haut) sur laquelle j'ai tant rêvassé gamine, et dans cette pause top romantique (qui ressemble étrangement à des photos que l'on pourrait trouver dans Têtu, ok...)...
Sérieux, il est pas à croquer avec cette allure juvénile ? Cette souplesse de danseur volant ? Ces yeux noisettes rieurs, hein?? Ouh, là, faut que je me reprenne...Oui parce que cet être n'existe plus depuis belle lurette et nombreux coups de scalpels, à cela ajoutez les années qui n'épargnent personne, même ceux qui se croient Peter Pan, et il y a de quoi déchanter-même les refrains les plus planétaires- pour une retombée directe sur le ciment....comme après un coup de foudre, en quelque sorte....
C'est vrai, maintenant que j'y pense, ce cher Michael a fait comme tout bon coup-de-foudre, il fut un déclencheur-catalyseur, le prétexte qui pointa mes goûts paradoxaux pour me les faire admettre :
la danse -mais diantre comme j'aimerais être un homme pour en faire autant !
Les images rythmées-je suis une enfant de l'image mea culpa.
Les hommes -pas-virils- et-donc presque-femmes ?
Les loups-qui font peur mais pas tant que ça en fait.
L'attrait de ce qu'on hait alors même qu' on le hait (moi y en a détesté les films sur les revenants et autres horreurs du type)
et surtout L'ironie -l'ironie de son regard final, mi-homme, mi-bête rieur, quand il nous fait douter de tout, amusé de ce perpétuel jeu des contraires: lui qui fut un angelot surdoué et finira peut être diablotin pédophile...

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Pour mes 10 printemps, MJ m'a donc révélé le petit secret complexe des humains pour qu'ils ne vivent pas qu'une seule vie : il est possible de tout être en même temps, contradictoire et logique à la fois. Il incarnait lui même la charmante chimère que nous sommes tous, celle qui se modèle par le regard d'Autrui- téléspectateurs ou lecteurs- et par tous les secrets qui continuent de veiller dans notre chambre d'enfant...

PS : oui, je sais, je viens de vous infliger un post longuissime aussi mais : d'abord ça fait longtemps que j'ai pas pu écrire à cause de souçis techniques indépendants de ma compétence et pius, question madeleine, Proust, lui, il nous en a écrit 3000 pages, donc j'ai une pettite margounette, non??

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