poissonchat

LIBERTAD !

Ca y est, Ingrid Bétancourt a retrouvé la liberté cette nuit après plus de 2000 jours dans la jungle colombienne, délivrée non par la diplomatie ni la force mais par la bonne vieille ruse, où un hélicoptère a pris le visage d'un Cheval de Troie...

Nous l'avons appris lors d'une soirée à la maison où notre amie conteuse venait de nous faire rire et de nous cueillir d'émotion en nous racontant de belles histoires qu'elle a écrite, nous avons donc poursuivi avec une télévision un peu affolée passant des images de poteaux et d'anonymes vissés à leur portables, fautes d'images étayant leur Bonne nouvelle... et toujours l'émotion qui pointait quand s'exprimaient les premiers interéssés : les proches d'Ingrid ...

Nous avons continué à suivre les images jusque tard...comme liées par cette nouvelle...Ingrid Bétancourt était un visage sur l'Hôtel de ville qui nous interpellait, une pétition qque nous signions électroniquement, un livre que nous lisions, des images d'archives et la voix de ses enfants...Maintenant c'est elle en chair, en os et en âme...forte, l'âme...

Car on ne peut qu'être encore plus conquis par une telle personne par ses propres mots après sa libération, la maîtrise d'elle même, le choix de ses mots en espagnol et en français, ses pensées à ceux qui ont péri et ceux qui demeurent prisonniers, ses remerciements et...cette FOI...Certains  disaient (il y a tjrs des langues malsonnantes...)que si elle n'avait point été une belle femme, les médias et l'opinion publique ne l'auraient pas à ce point plébiscitée...mais même à travers le prisme déformant de la télé colombienne, c'est bien une force et une Foi forte qui transparaissent...

Je n'ai point vu une femme politique hier mais l'expressIon de ce que la Foi peut accomplir comme petit et grand miracle, quelle que soit ses croyances...

D'ailleurs, Ingrid priant auprès de sa mère et la douceur de leurs traits à toutes deux sera sans aucun doute une iconographie très forte...

Bon, et pis, oui, Sarkozy avec toute son agitation a bien fait son job, reconnaissons qu'il a maintenu la pression comme cet énervé sait bien le faire, et sans doute cela aura eu des répercussions pour la prise de décicion du président Uribe...

C'est une belle journée en tout cas, les visages de Florence Aubenas et d'Ingrid Bértancourt disparaissent des portes de l'Hôtel de ville parisien, elles sont revenues touts deux à la réalité, qu'Ingrid et ses autres compagnons délivrés puissent aussi de sauver uun peu-beaucoup des médias pour en profiter...

 

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Les couleurs de Niki

 

En ce moment, à la brasserie parigotte La Coupole où l'artiste avait ses habitudes, une très belle exposition photo donne un avant-goût au dessus des tablées bien rangées de l'oeuvre de Niki de Saint Phalle : Le jardin des Tarots qui fleurit éternellement à Calpabio en Toscane...

Où l'artiste s'est interrogée sur les symboles de ce jeu ancien et où ses couleurs nous entourent et nous virevoltent loin du bitume, comme son regard bleue qui perce et continue de nous interroger tranquillement ...

PS : et pr mémoire pr Huggie-les-bons-tuyaux qui  remplace aussi mes neurones : la fontaine de Paris est intitulée La fontaine Stravinski et fut réalisée avec son second mari : Jean Tinguely (ça peut tomber au Trivial ça des fois, si, sià

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Et de trois !

Alors que beaucoup de couples autour de nous se séparent...... nous fêtons doucement nos trois années de campagnonage, en dégustant le cochon sauvage de lait de la Corse (qui nous avait attaqué sur l'ïle de beauté, je le reconnais !),  attablée au balcon de Notre Dame fleurie...

Une façon de savourer Paris un peu apaisée sous un rayon de soleil, alors qu'elle est secouée de manifestations, de bourrasques de pluie et d epleurs et de cris anti-Chine... 

Et toujours je trouve à ma Sirène autant d'étincelles dans le regard, de sourires aux lèvres et de joie de vivre en bandoulière !!!!

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Babilles de Babylone

 

Au Louvre en ce moment, une exposition dédiée à la cité biblique Babylone ou comment le mythe de la tour de Babel et des pêchés de Babylone se frottent à la réalité des objets retrouvés...

Nous nous y sommes rendues un mercredi en soirée, toute enthousiastes et bientôt patassées de toute part par des hordes de Comités d'entreprise en cercles guidés, par des touristes un peu fatigués du Grand louvre et par des parisiens l'oeil aussi curieux que desespérés...un peu désespérés effectivement de si peu de didactisme en ces lieux pour un sujet si éloigné de nous...ou bien : avant de vous rendre dans ce genre d'exposition, potasser bien vos vieux livres d'histoire pour y capter quelque chose tant les explications sont trop précises (et écrites en tout petit toujours planquées derrière un dos d'anonyme)...

BREF, la culture, ça se mérite Coco et Cocotte, alors j'ai déboursé en plus du prix de l'entrée, à la fin, pour deux revues très interessantes, l'une sur l'Histoire et l'autre sur les religions pour mieux comprendre cette civilisation ...

Cependant, l'utilité de telles expositions me semble double, en plus de ravir les spécialistes et il faut tout de même penser à eux même si à mon avis ils n'étaient point trop présents ce soir-là parmi nos rangs...au moins avons-nous été un peu initiées et avons-nous eu envie d'en savoir plus, tout en contemplant des pièces incroyablement bien conservées : des tablettes aux statues en passant par des bijoux de pierres précieuses, avec des manuscrits surtout qui me marquèrent par leur beauté même s'ils étaient moins anciens, tout enluminés par les moines récontant cette Babylone honnie...

En tout cas les panneaux bleuies magnifiques qui menaient au temple d'Ishtar (l'équivalent d'Aphrodite, un des 3 dieux de cette civilisation) sont impresionnants,....léonins ou couvert de dragons (sont partout ceux-là !)...même si on se demande bien pourquoi ils sont à Berlin et non plus à Bagdad...(colonialisme, vous avez-dit??)

 

Et puis la Tour de babel toujours représentée ronde ou hexagonale aurait bel et bien existée  mais version carrée... et les artistes chrétiens auraient en fait pris modèle -puisque la réélle était détruite-par méprise sur la tour ronde d'un minaret ...beau mélange une fois de plus de toutes les religions....

 

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Prendre de la hauteur

Au milieu du quotidien parisien retrouvé, je zieute sans cesse ces images rapportées d'un ailleurs pas si loin  pr me motiver à ne pas craquer quand des collègues me parle comme si j'étais une assistante décérébrée, quand ma chef m'humilie devant des tiers et m'enlève toute tâche interessante...

 

Car, il faut s'élever un peu de ces médiocrités, non ?!

 

Allez, encore un peu...

 

Et le chemin à prendre est par là ....

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Un anni à la Chantilly

 

C'est à 34 printemps que je mesure d'autant mieux la chance que j'ai d'avoir rencontré de belles âmes avec le rire en  écharpe, non seulement j'eus la joie de revoir les amis de longue date dans le fief estudiantin de Reims-city mais aujourd'hui, je fus cueillie avec la complicité de ma Sirène par mes amies parisiennes pour un périple-surprise pour jouer la chatelaine à Chantilly...

Et tant pis si ce fut la fête à la grenouille, ce fut surtout un anniversaire simple et chouette en bonne compagnie, et même si ce n'est pas facile de se laisser aller (elles ne perdent rien pour attendre ;-))), voilà un bon bol d'air, de culture et d'amitié qui vous ravigore le poissounet d'hiver pour qu'il frétille bientôt au soleil !

Et toujours le cerf, animal symbole de ma mère-grand, qui était présent pour m'accompagner en ce dimanche printanier dans les hauteur de la chapelle...

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Complainte de la Butte

Nous étions intriguées par la fête des vendanges de montmartre depuis dejà 2 ans et cette année avons poussées le bouchon jusqu'à nous y rendre...mais alors  : Qué décéptioné...c'était plutôt la fête de la boustifaille à prix spécial touriste (de la crêpe sans doute fourrée au fois gras au vu du tarif à la tartiflette géante en passant par les huitres fraîches...donnez moi un seau), tout cela dans un bain de foule post-défaite du rugby, un régal de sérénité...C'est vrai que quelques producteurs de vin essayaient de surnager difficilement ...

Je pense que nous avons en fait loupé le plus folklorique mais toujours est-il que nous avons fui le flot de la masse pour nous éparpiller au hasard des rues du vieux Montmartre et là...nous sômmes tombées sur un couple d'accodéoniste et de gouailleuse-chanteuse ...véritablement typiques...

Ils avaient le charme d'avant tout en le plagiant avec modernité, et au coin de cette rue pas tranquille, un cercle s'est formé de gens amusés, intrigués, mélange d'étrangers, de parigots, de montmartrais sans doute au vu de la connnivence que certains partageaient avec ce couple.

Leurs chansons résonnaient vraiment comme une histoire qu'ils nous racontaient en confidence, et je garde en mémoire le rythme de cette chanson, écrite par Aristide Bruant en 1911, puis interprétée par Patachou ou Yves Montant : "Rue Saint Vincent", -laquelle fameuse rue apparait aussi dans la chanson que Renoir a écrite pour son film French Cancan  : "la Complainte de la Butte"  (oui-oui, la même chanson que dans Moulin Rouge,en plus proche de nous, jeunes racaille que nous sômmes !)...

La "Rue saint Vincent", c'est toute une époque de cabaret et de petit peuple qui revivait doucement, bien plus charmant que les souvenirs pré-fabriqués des magasins de la Place du Tertre, et d'ailleurs, les plus âgées ne s'y trompaient pas en s'asseyant pour écouter calmement et reprendre en coeur le refrain...

Non, vraiment, pour moi, les vendanges tardives de Montmartre auront cette saveur musicale d'antan...

 

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Ne pas rester de bois

 

C'était une de ces soirées bien pourries : un bon rhub qui prend le nez et tutti quanti, le boulot qui avait aiguisé les nerfs, la courses dans le métro pour arriver au final 30 minutes en retard ("Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée dû à un prioblème électrique"....en même temps ...AIS-JE LE CHOIX bloquée dans ma rame plongée dans le noir avec une horde suintante et fatiguée d'autres parisiens???)

Du coup, j'avais rebroussé chemin en me maudissant de ne pas oser affronter mon RDV droit dans les yeux, tout ça pour-juste-3 cours de retard et un destin de cobbaye pendant 3 heures pour découvrir au final -si je n'avais pas été cassée dutrant ce laps de temps par les apprentis-si le shiatsu était fait pour moi...

 

Aussi, je m'en retournai par les couloirs souterrains, suivant des masses de gens qui marchaient comme des automates absents de leurs corps, en train de maugréer en moi même, me disant que ce n'est pas ainsi que je vais me casser d'un Paris qui me dépasse, d'un boulot qui me harasse et d'une vie qui pourrait me faire passer à trépas si cela continuait ainsi...

 

Et puis...alors que je slalomais parmi les gens qui n'adoptaient pas la même allure militaire afficace de votre serviteur, j'ai entendu le mince filet musical d'une flute, pas une flute de pan exotique d'un péruvien jouant concerto, non-non, la même banale flûte qu'on s'est tous coltiné dans notre enfance dans les cours de musique.

Je me suis retournée et j'ai vu une minuscule vieille dame qui jouait, assise sur une chaise pliante, dans un coin, presque décoiffée par le vent que produisait les gens à tant courir, courir, courir sans s'arrêter...

Là, j'ai stoppé donc ma course et j'ai sorti mon argent car, c'est un fait en matière de pseudo-générosité d'un instant, je choisis souvent les femmes, à plus forte raison celles qui n'ont aucun talent musical mais des couches de vêtements sur elles, en plus d'un bon 65  ans tassé...

Mais alors que je laissais tomber ma piecette et m'apprêtais à repartir aussi sec, la dame se leva vers moi aussitôt et me demanda si j'avais un instant à lui accorder...un instant ?? Quelques minutes quoi, sans doute plus précieuses pour elle que mon obole car quand je fis "oui" de la tête, elle me demanda si j'aimais la poésie et me proposa de me réciter une de ses compositions...

J'avoue avoir pensé une seconde que c'était un "piège" chronophage cette histoire et puis...qu'est ce qu'il y avait de si urgent sinon ? Alors j'ai tendu l'oreille et ouvert grand mes mirettes devant cette dame qui s'anima et fit évoluer le timbre de sa voix en me récitant un très chouette poème sur les chevaux de bois de son enfance...

Comme elle me "rendit" à la foule en me remerciant de ce temps que je lui avais accordé, je suis repartie à petit pas en songeant aux enfances de nos parents, bercés en rond par de faux chevaux et à nous qui courrons en rond dans le métro...en restant parfois trop de bois face à nos contemporains...

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Sérieuses statues ?

On ne sait toujours pas si, comme se le demandait Lamartine, "les objets inanimés ont une âme", mais moi je les imagine bien babiller comme les gargouilles du Bossu de Notre Dame de Disney  ou bien avoir des moments d'humeur et de facéties...

Comme celle qui en a ras-la-chevelure de soutenir c'te feignasse de grande bâtisse sur la promenade des anglais(ses)  :

 

 

Ou celle qui se prélasse parmi les citroniers de Menton, se la jouant à "Loréal, parce que je le vaux bien" : 

 

Ma préférée étant celle qui exhibe ses petites couettes dans sa fontaine : 

 

Coquettes déjà en pierre, imaginez-les en vrai !

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Paisible

Nice, c'est tout de même la cinquième ville de France et les "gens du Sud", comme il fait beau et qu'ils doivent vivre dans leur monde, (pour ne pas écrire que la baronne de Rotschild s'arracherait la permanente de les voir bafouer quotidiennement la base de tout savoir vivre...) ils ne se soucient pas trop du bruit, de TOUS leurs bruits...

Alors pour moi, c'est pire qu'à Paris pour dénicher un endroit calme, donc à moins de me mettre à la plongée sous-marine pour cotoyer enfin un monde de silence (je sais déjà quelle future marseillaise me servira de guide parmi les poissons d'eau salée !), j'ai effectuer comme d'hab' un repli stratégique vers un carré efficace :

Musée-Jardin-Eglise-Cimetière....

Oui, avec un classement suivant l'urgence de la situation ! Hier par exemple, suivant mon échelle de Richter interne, j'ai fait les quatre d'un coup au Cimiez, lieu dit où se cotoient un musée, une église, un monastère franciscain, un cimetière et un jardin botanique avec Oliviers et Roses comme hôtes.

Et là, en vadrouillant avec beaucoup d'english sac au dos comme moâ, j'ai enfin pu goûter qqs instants PAISIBLES (copyright Bouclettes dorées pour l'adjectif)....

Bon, avant qu'un moustique ne me niaque en guise de quatre heures... y'a pire que les provençaux bruyants, il y a leurs insectes-vampires !(ils ont dû les dresser...)

 

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