poissonchat

Chère Judith

 

Traduit en février 2008 de l'hébreu, cet ouvrage fut notamment présenté au salon du livre et je fus curieuse de découvrir une écriture moderne israelienne qui traite des sentiments partagées d'une élève et de son professeur tt en reprenant la trame du journal intime et de l'héritage du journal d'Anne Franck.

Judith Kravitz sait rendre compte de cette passion de l'adolescence alors que son personnage vient de retrouver ses journaux intimes de l'école et qu'elle vient d'enterrer cette femme qui a tant compteé pour elle. L'écriture est sensuelle ou précise, parfois lunatique comme à cet âge mais sans cesse traversée également du rapport à la création littéraire puisque l'héroïne souhaitait devenir écrivain et y est parvenu, notamment guidée par cette professeur de litterature...

Le pays avec les partisans de la droite et de la gauche, les accords avec l'Egypte, le poids étouffant ou enrichissant de l'holocauste pour les jeunes générations, tous les détails des années 70 à Haifa sont rendus avec précision et j'avoue que la fin m'a encore cueuilli même si l'on savait dés le début qu'une des deux protagoniste avait tiré sa révérence mais la maturité du personnage principal qui relit sa vie ainsi sous nos yeux, sa distance avec ces épisodes qui à nous aussi nous ont paru très forts parviennent à nous donner la saveur d'une vie passée, prenant sens dans l'enfantement et les petites renonciations du quotidien. Et cette distance nous fait prendre également conscience, à nous lecteur qui gobons tout de la becquée que nous donne l'écrivain que ns cédons avec ravissement à la séduction/adhésion facile de la fiction sans remettre en cause les faits mais à mesure que l'héroine âgée analyse ces faits, c'est comme si l'on reculait soudain la caméra pour découvrir un autre point de vue et insinuer un doute sur notre première perception... (si vs voulez vs rendre fous de ces travelling littéraires et de ces relectures à l'infinid 'un faits, je vs conseille L'emploi du temps de Michel Butor, un magnifique labyrinthe de mots...)

Comme toujours, la mise en abyme du processus littéraire en action semble accorder une dimension suplémentaire à l'ouvrage et pour avoir tester cette troisième partie immanquablement au Capès (ms je m'y suis rétamée qd même!), c'est ce qui confère à une oeuvre un petit degré supplémentaire que ses pairs/critiques saluent et fort heureusement nous pouvons faire de même ici !;-)

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Nuit ouverte

 

J'avais acheté cet ouvrage pr noël et me voilà l'achevant au printemps, avec le sourire et mâchonnant qqs belles phrases..

Déjà je n'avais pas bien compris ms une partie de l'histoire fait référence à ma région natale puisqu'il s'agit d'une famille de champenois ayant un peu fricoté avec les acheteurs de la seconde guerre mondiale : les allemands. Leur petite fille est une actrice célèbre à qui on propose d'incarner à l'écran la première femme rabbin disparue à la même période à Berlin, déportée : Régina Jonas.

Outre els descriptions rémoises qui me touchèrent comme une madeleine de Proust/un biscuit rose de Reims, la description de la vie de Régina Jonas en parrallèle de celle de l'artiste est troublante et de très beaux moments émergent, pourtant j'ai l'impression que l'auteur avait entre les mots une histoire plus profonde et plus belle qui n'attandait qu'à éclore, tels les bourgeaons d'avril...

Je suis restée donc sur ma faim mais heureuse d'en apprendre plus sur ce personnage méconnue (une pensée pour les vocations actuelles qui vont poursuivre son travail), touchée par cette culpabilité de l'actrice et faisant silence aussi en refermant la dernière page...comme hier 1er mai en Israël où une minute de silence était respectée par tous en mémoire de ceux qui ont disparus pendant cette période...

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Patiente Consolante

Mercredi 16 avril 2008, nous voulions fêter l'anniversaire d'une discrète et talentueuse amie qui croyait nous avoir caché sa date de naissance, c'était sans compter sur une amie-maline qui nous fixa rendez-vous près de son appartement avec cotillons et champagne à la Fourche...Aussi,  le midi, lorsque je sandwichais devant l'écran et pianotais un peu, je découvris qu'Anna Gavalda dédicacait son dernier roman, la Consolante, à une station de notre rendez-vous....Comme j'avais raté sa présence en mars au Salon du livre avec une mémorable séance de dédicaces de quatre heures durant, quand bien même une alerte à la bombe avait délocalisée la file des lecteurs-fans et l'auteur dehors, j'y voyais un moyen de peut être l'apercevoir et de lui demander une dédicace d'anniversaire pour notre amie.

Après l'achat de notre fraisier printanier, nous filâmes avec ma sirène et n'attendîmes qu'une heure et quart au milieu de livres et de sages lecteurs pour rencontrer l'espace d'un instant une auteur demeurée toute simple malgré ses immenses succès...

Ecrire que nous étions charmées comme tous les autres ne serait point mentir car elle a l'art en quelques instants de créer un petit lien avec les inconnus, de noter la présence du gâteau caché dans le sac, du jean original de ma chérie et de nous dessiner un mignon dessin tout en dédicacant avec patience et gentillesse deux ouvrages...et je me suis promis de lui offrir une part de fraisier si nous retrouvions sur notre chemin une séance de dédicace de son crû !

Bien sûr, elle est critiquée par de nombreuses plumes qui ne voient dans ses oeuvres que des émotions en bouquets et quelques effets stylistiques mais ses lecteurs de tous horizons et les libraires qui l'ont soutenus dés le début savent bien qu'elle a l'art de croquer ses contemporains avec lucidité et tendresse et que ça fait du bien au coeur...

D'ailleurs, sa simplicité va à l'écriture d'abord et aux lecteurs ensuite, sans passer par un marathon médiatique, ce qui est on ne peut plus appréciable dans une ère du vedettariat-à-tout-va...

A une amie qui me demandait pourquoi mon sac était tjrs lesté d'un ouvrage, je répondais qu'avoir un livre sous el coude et dans les mains en toute occasion me soutenait au quotidien...un effet... Consolante en quelque sorte ;-)

Et puis, comme il n'y a pas de hasard, j'ai oublié ce fameux livre dans le sac d'amis, comme si déjà je voulais que ce baume voyage auprès de ceux que j'aime ;-)

PS : en recherchant les séances de dédicaces d'Anna Gavalda à Paname, j'ai découvert le quotidien sucré-salé de libraires dévouées qui la reçurent elles aussi avec chaleur :

http://litoteentete.blogspot.com/

 

 

 

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Renaissance printanière

 

En nous balladant un soir dans les grandes librairies des Champs (pas de pub, merci); je suis tombée sur cetet sélection des vendeurs courageux, leur post-it a attiré ma curiosité et l'image moyen-âgeuse ne pouvait que me convertir à l'achat compulsif, surtout lorsque je vous aurai raconté les débuts : une pâysanne obligée de piquer l'armure d'un chevalier pour traverser une France moyen-âgeuse et croiser des personnages lumineux ou sombres...

 

Comme d'hab', le travestissement et les demoiselles qui endossent une personnalité masculine par protection ou envie me fascinent, et ce fut le cas bien avant Lady Oscar ! Aussi, le contexte historique chevaleresque me plut d'emblée et j'ai découvert une auteur érudite et humble (et une excellente traduction de l'espagnol au français : il faut tjrs saluer la TRADUCTION !;-))

Certes, les dates ne sont pas rigoureusement exactes, toutefois, à la fin, ts les personnages sont resitués avec précision- Rosa Montéro présente dans son ouvrage une vision originale du Moyen-Age point si obscur que le caricature certains, avec l'amour courtois inspiré par la reine Aliénor D'Aquitaine, la montée des bourgeois et la déliquescence d'une certaines noblesse scélorée et surtout la religion cathare qui fut brûlée vive sur le buchée catholique...et mit fin à une certaine renaissance avant la Renaissance, avec les guerres de religions intestines...

Comme je ne connaissais rien à cette branche de la chétienneté, j'ai découvert un peu et ai apprécié la MIXITE avant l'heure  ou comment els femmes pouvaient être enseignante et abbesse!;-) et quelques petites choses bien appréciables avant les fastes d'un certain clergé qui fleurtait souvent avec le pouvoir (les mazarin et richelieu sont de rouges personnages bien préoccupé de la fleur de Lys...)

Une agréable découverte de lecture où le divertissement n'empêche point d'apprendre et où on aime ce leitmotiv de l'histoire du Roi transparent...comme une ultime métaphore du pouvoir des mots...

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La couleur des âmes

 

Après le Rapport de Brodeck, j'avance à rebours dans les écrits de Philippe Claudel en venant d'achever Les âmes grises, prix Renaudot en 2003 et porté à l'écran avec Jean-Pierre Marielle notamment.

J'y ait retrouvé une atmosphère de guerre, la première cette fois là et la même délicatesse à savoir décrire les petites et grandes ignominies des hommes qui se sont accomodés de la violence quotidienne, de celle des autres et de la leur...

L'écrit toujours constitue le support de cet ouvrage, jeu de poupée-russe où ceux qui écrivent se dévoilent par le détour des pages, au moment attendu mais en cueillant le lecteur pourtant avec ce style naturel qui portraitise chacun et fait vivre la fiction avec autant de réalisme...

L'absence de l'être aimé, réelle, imaginaire et comblée par le leurre de l'écrit justement  demeure un des sujets centraux de l'ouvrage, et la peinture de la vie humaine se métaphore et s'achève sur ce dégradé de gris qui ne fait de personne ni tout à fait une ordure, ni tout à fait un saint... juste une âme grise de plus...

PS : Hasard ? Le dernier poilu s'en est allé hier soir...Lazare Ponticelli...ne va plus rester que les mots et les images pour témoigner

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Rapport sur le Rapport de Brodeck

 

Le Goncourt des lycéens fut une nouvelle fois porté sur un récit concernant la seconde guerre mondiale (après l'excellent magnus de Sylvie Germain en 2005, oui, je sais, je ne suis pas objective !!!), et fut pour moi l'occasion de découvrir la très belle écriture de Phillippe Claudel, à l'affiche le 19 mars prochain en tant que réalisateur d'un film déjà salué par la critique : "Il y a longtemps que je t'aime"...

Le rapport de Brodeck réfléchi le pouvoir du savoir et des mots et donne une dimension à la violence des hommes par petites touches de réalismes et un styles parfaits, fluide, précis, intégrant les particularités du locuteur et laissant au lecteur le soin de difgérer ces quelques vérités bien senti/bien écrite sur l'humanité et sa violence intemporelle, et sur l'humanité de certains hommes...tout de même...Je me suis plongée dans Les ämes grises, son ouvrage concernant cette fois le conflit de 14-18 et déjà, je suis autant charmée, à conseiller donc même si la gravité des sujets vous accompagne une fois la page refermée.

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Harry, c'est fini...

 

Voilà comment j'ai passé ma soirée d'Halloween, en sorcière compagnie avec l'ultime tome de J.K Rowling concernant le célèbre sorcier au front zébré...

La fin des aventures d'Harry Potter se sont dessinées sous mes yeux avides avec toute la force des romans savamment orchestrés :  j'ai ri, tremblé, et même un peu pleuré, contente de cet imaginaire toujours renouvellé et étoffé...

Ma première rencontre avec Harry fut nancéenne, en 2001, quand le raz-de marée médiatique n'était pas encore advenu et j'ai tenté de convertir mes condisciples, pour que nous nous échappions de concert de certaines réalités moldues !

Depuis, ce fut un rendez-vous de plus en plus attendu, relayé par la machine hollywoodienne, laquelle, pourtant, au fil des films, me déçoit un peu, tant je suis une incorrigible nostalgique du moindre effet spécial pour porter toute son attention plutôt au décor et à l'atmosphère...

En tout cas, je ne vous dirais RIEN de cette FIN !, tant ce serait injuste de vous dévoiler les moments clés sans que vous n'ayiez pu vibrer de les deviner au fil des pages, les savourant quand ils advenaient tels que vous les souhaitiez et les acceptant si ils vous retournaient l'esprit  au dernier moment!

Alors : bon voyage dans cette fiction magique !

PS : Un petit coucou à "l'armée de Dumbledore"...Une des trouvailles de l'auteur que j'ai toujours apprécié avec la salle sur Demande pour se réfugier au calme n'importe quand !

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Oracle fictionnel

 

Sur les bons conseils de ma Bouclette dorée préférée, me voilà dorénavant heureuse lectrice d'un nouvel Auster où le héros est anti-héros, écrivain double de l'écrivain ?

Toujours est-il qu'à ce jeu des fictions sans fin, j'ai retrouvé les jeux littéraires des poupées-russes où l'on se perd et se délecte jusqu'à en être soudain déçu, fin abrupte comme un réveil après rêve ou belle leçon sur le pouvoir des mots, encore une fois ?

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Rangez les piquots

Si vous êtes comme moi un brin démoralisée-fatiguée du quotidien et du temps de chien, affamée de beauté-volée, il n'est que plus temps de reprendre des forces en vous nourissant du lait de la louve et d'aller découvrir une auteure savoureuse, Muriel Barbery, au pays des hérissons...

C'est avec une plume alerte et précise, se délectant et se jouant de la langue française comme des travers de chacun que "L'Elégance du hérisson" nous conte une belle histoire où j'avoue avoir surligné de plaisir et de rire de nombreuses phrases avant que d'en tourner l'ultime page à chaudes larmes...

Je ne voudrai pas déflorer l'histoire mais sachez juste qu'il y est question des apparences trompeuses et rêveuses, des coeurs purs qui se dissimulent habilement sous les piquots et bien sûr des "peau de vaches déguisées en fleurs" comme l'eut pu chantonner Brassens, qu'il s'agit d'une concierge point si niaise et d'une jeunette point si heureuse parce que surdouée; tout cela mijoté avec une sincère admiration pour le Japon (du manga à la cuisine en passant par le cinéma), bref, régalez-vous bien de ces mots frais, sucrés, intelligents...


Vous en serez si ravie qu'ils vous donneront envie, comme moi, d'aller déguster au plus vite le premier ouvrage de Muriel, le bien nommé : "Une Gourmandise"...

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Savoir lire sa lignée

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En découvrant le festival América dédié à la littérature américaine et ayant lieu tous les deux ans à Vincennes, nous passâmes un dimanche d'octobre dynamique pour les neurones et dépaysant pour les mirettes...Ce festival propose en effet un salon où des rencontres sont possibles avec les auteurs, des tables rondes et discussions thématiques, des projections de films et des expositions photographiques. Tout cela pour une somme modique au vu de la bonne organisation et d'une telle diversité d'activités... Oui, oui, vous pouvez relire ce passage, je jette des fleurs à une mairie d'Ile de France, une fois n'est pas coutume ...

Ce fut lors d'une table ronde consacrée à l'Amérique de nos jours que nous avons pu entendre une auteur dont le nom me revenait souvent en mémoire, sans jamais avoir lu un paragraphe de sa plume : Nancy Huston. Je ne peux m'empêcher de saluer sa simplicité et sa pertinence face à une jeune meneuse de débat, fraîchement sortie de ses cours de littérature-sans aucun doute très brillante-mais hélas trop avide de placer moult mots compliqués en "-isme" tant et si bien que la question paraissait rapidement un problème de mathématique insoluble...
Mais Dame Nancy eut recours à des images qui firent mouche pour nous empêcher de faire figuration en siestant pendant le débat, ainsi se demanda t-elle, innocemment, quel avis un enfant pouvait se forger des hommes politiques en voyant Schwarzenneger se comporter dans ses films en Terminator, de même comment l'enfant s'y retrouve dans une culture américaine qui érige la religion en politique, en prônant les valeurs d'amour, et qui se précipite dans la guerre...

Selon ma logique de rencontre non hasardeuse (voir le post sur Alice Ferney) , nous fîmes donc fi de l'état de notre portefeuille pour nous ruer sur son dernier roman, et même le faire dédicacer derechef de sa blanche main ...c'est vous dire combien les paroles de la Dame nous parurent de l'intelligence fraîche dans un désert "d'ismes" et de lieux communs !

"Lignes de failles", donc, fait partie de la fournée de septembre 2006...et se construit, comme "Ronde de nuit", avec une chronologie à rebours. Toutefois, la structure est plus ambitieuse puisque les quatre récits sont pris en charge par un narrateur-enfant qui s'avère être à chaque fois l'ascendant du précédent : en clair, nous commençons le livre avec la voix de Sol, petit garçon américain de nos jours, puis nous poursuivons la seconde partie avec cette fois comme narrateur son père, alors qu'il avait le même âge que Sol et ainsi de suite jusqu'à remonter à l'enfant que fut l'arrière grand-mère de Sol, Erra ou Kristina, une célèbre chanteuse qui fut canadienne d'adoption mais d'enfance allemande pendant la seconde guerre mondiale, allemande, en apparence....

Avec ce quatuor de voix enfantines, c'est comme si les névroses des uns et des autres s'éclairaient par l'histoire de leur enfance respective...Un roman donc que les freudiens ou les adeptes de la psychogénéalogie apprécieraient grandement, mais il va bien sûr au delà puisqu'il fait véritablement oeuvre de littérature par son style, son architecture surprenante et logique et ses parti-prix.
D'autre part, la Grande Histoire éclaire aussi l'histoire de cette famille...J'y ai appris un fait que j'ignorais sur cette période. Mais, surtout, après avoir parcouru les dernières lignes, c'est comme si je reliais logiquement entre elles les destinées et personnalités de chaque personnages. Une fois leurs failles mises en lumières, le lecteur peut démêler les toiles de leurs angoisses, et au cœur de leurs limites, les découvrir bel et bien engagés tous sur la même ligne, eux qui sont de la même lignée...

Et je ne pu que me reporter en pensée au récit initial, et revenir après avoir découvert l'origine du chant d'Erra à la fin de la gamme que constitue le dernier de ses descendants, cet enfant-clé qu'est Sol. Sol, lui qui stigmatise si bien les écueils modernes, ce petit enfant adepte d'Internet qui fait semblant d'être innocent pour préserver sa mère hypra-angoissée, un enfant qui se croit Dieu car il est né américain, nanti et intelligent...

Mais lui qui croit tout savoir d'un clic sur Google, en sait bien moins que le lecteur qui vient de reconstituer l'histoire de sa famille et ne peut que se demander avec crainte si Sol saura dépasser les failles d'antan, ne pas les reproduire ni les fuir, mais pourtant demeurer sur la même ligne tout en avançant...

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