Jeudi 4 Janvier 2007
Mulhouse-la-loose....
Par poissonchat, Jeudi 4 Janvier 2007 à 22:04 GMT+2 dans Le club des Pierre Richard

Lors d’un voyage à Colmar à la rencontre du Père Noël, nous croisâmes le bois de rennes bien sympathiques, échappés avant l’heure du TGV EST - bénissez-le celui-là car sans vouloir faire de la pub à la SNCF ce sera moins pénible que 6 heures de tortillard au petit matin. Nous ne pûmes nous empêcher de nous faire tirer le portrait enneigé avec l’un d’entre eux, - Ernest, fil rouge de ce périple dans le Grand Est, un jour de grève bien sûr, histoire d’épicer le tout à la cannelle


Après quelques visites by night qui manquèrent de nous transformer en SCRAT-l'écureuil de l'Age de Glace, tant la température est clémente par là bas fut temps de reprendre notre train, chargées comme de petits bourriquots, ramenant plein de cadeaux dans une valise bien lourde et essayant de préserver les précieux bredele dans un sac à part
C'est ainsi parées, que nous attendîmes longuement sur le quai de la gare le seul train en service (ce qui ne fit absolument pas résonner en moi la fibre compassionnelle quant au sort du personnel ferroviaire, car quand je suis transie de froid, le dos scié par les marches, avec le bras s'allongeant comme un des 4 Fantastiques pour retenir mes paquets, bizarrement, je n'arrive pas à entendre les requêtes syndicalistes...)
Enfin, ce dernier arriva et fut pris d'assaut par une horde d'alsaciens pressés de rentrer dans leurs pénates...Aussi, quant nous arrivâmes sur le quai de Mulhouse, nous suivîmes les autochtones yeux fermés et traînant vaillamant-et grelottant-nos paquets, tous se ruant comme une seule âme pour monter un escalier qui était en réalité un escalator, en panne...
Je commençais de grogner dans mon écharpe serrée à double tour- car qui dit "escalator", dit "marches plus hautes" et mon corps de grande sportive y répugnait déjà avec les bagages or, la perspective d'un endroit au chaud me dynamisa :j'empoignais ma valise et serrais de l'autre main mon sac de sucreries fragiles en débutant tranquillement ma montée, ma sirène me devançant à grandes enjambées...
Et là...je connus quelques minutes de cardio-training improvisé comme mon coeur n'en connaîtra plus jamais-je le lui ai promis...Des secondes qui m'auraient valu à coup sûr la gloire télévisuelle, avec le gros lot de Vidéogag, mais celle-ci ne furent malheureusement pas gravées sur une quelconque pellicule, au grand dam de ma sirène...
alors que celle-ci venait de toucher au but de son ascension, elle entendit le cri surpris de la cohorte d'alsaciens qui venait- avec votre serviteur- de s'apercevoir que le facétieux escalator redémarrait...sauf que, de façon TRES espiègle, les marches métalliques s'avèrèrent DESCENDANTES
Au début, encouragée par ma sirène-supportrice et le rythme assez lent de l'escalator, les trois marches qui me séparaient de l'arrivée me donnèrent des ailes et je tentais le tout pour le tout, jetant ma valise sur la marche précédente et essayant d'atteindre le palier salvateur mais la machine diabolique commença d'accélérer, d'accélérer.... et j'eus soudain la vision de ce que je tentais désespérément, ma valise à bout de bras, essayant de sauver mon sac de l'autre : j'étais piégée dans une épreuve D'INTERVILLES!!!
Guy Lux avait beau me crier dessus :je m'essoufflais, les alsaciens qui me suivaient, un peu bornés ou grands optimistes, avaient beau me pousser derrière comme des vachettes têtues :rien n'y faisiat, ma sirène s'éloignait inexorablement....et je continuais de faire du surplace, de redescendre inéxorablement, hurlant dans un dernier souffle :
"Mais laissez-moi sur ma marche! J'ai une valise, 'Peux pas avancer!!!!!!!",
Et là : ma sauveuse arrêta enfin l'infernale machinerie grâce à un gentil Monsieur qui daigna le lui montrer. C''est alors que ma co-équipière d'infortune, se trouvant à ma gauche, et que je n'avais pas vu patiner elle aussi pendant tout ce long moment de solitude,s'étala lamentablement de tout son long dans un grand éclat de rire...mais en essayant de se rattraper au passage à mon sac de Bredele, la maline.
Heureusement, comme à la TV, tout finit bien : je pus regagner la gare saine et sauve-les bagages sucrés itou- .
Quand retentit l'heure des comptes: ma sirène ne pouvait plus me regarder sans pouffer de rire, revoyant sans fin ma cascade... mais récompensant mes efforts, Simone Garnier annonça que les parisiennes avaient bien mérité un point d'avance sur Mulhouse-la-loose...
Prochaine épreuve en 2007: la course de traîneau contre la TGV, je pars m'échauffer de suite avec Ernest-le-renne...








