poissonchat

Mulhouse-la-loose....



Lors d’un voyage à Colmar à la rencontre du Père Noël, nous croisâmes le bois de rennes bien sympathiques, échappés avant l’heure du TGV EST - bénissez-le celui-là car sans vouloir faire de la pub à la SNCF ce sera moins pénible que 6 heures de tortillard au petit matin. Nous ne pûmes nous empêcher de nous faire tirer le portrait enneigé avec l’un d’entre eux, - Ernest, fil rouge de ce périple dans le Grand Est, un jour de grève bien sûr, histoire d’épicer le tout à la cannelle




Après quelques visites by night qui manquèrent de nous transformer en SCRAT-l'écureuil de l'Age de Glace, tant la température est clémente par là bas fut temps de reprendre notre train, chargées comme de petits bourriquots, ramenant plein de cadeaux dans une valise bien lourde et essayant de préserver les précieux bredele dans un sac à part

 

C'est ainsi parées, que nous attendîmes longuement sur le quai de la gare le seul train en service (ce qui ne fit absolument pas résonner en moi la fibre compassionnelle quant au sort du personnel ferroviaire, car quand je suis transie de froid, le dos scié par les marches, avec le bras s'allongeant comme un des 4 Fantastiques pour retenir mes paquets, bizarrement, je n'arrive pas à entendre les requêtes syndicalistes...)
Enfin, ce dernier arriva et fut pris d'assaut par une horde d'alsaciens pressés de rentrer dans leurs pénates...Aussi, quant nous arrivâmes sur le quai de Mulhouse, nous suivîmes les autochtones yeux fermés et traînant vaillamant-et grelottant-nos paquets, tous se ruant comme une seule âme pour monter un escalier qui était en réalité un escalator, en panne...
Je commençais de grogner dans mon écharpe serrée à double tour- car qui dit "escalator", dit "marches plus hautes" et mon corps de grande sportive y répugnait déjà avec les bagages or, la perspective d'un endroit au chaud me dynamisa :j'empoignais ma valise et serrais de l'autre main mon sac de sucreries fragiles en débutant tranquillement ma montée, ma sirène me devançant à grandes enjambées...

Et là...je connus quelques minutes de cardio-training improvisé comme mon coeur n'en connaîtra plus jamais-je le lui ai promis...Des secondes qui m'auraient valu à coup sûr la gloire télévisuelle, avec le gros lot de Vidéogag, mais celle-ci ne furent malheureusement pas gravées sur une quelconque pellicule, au grand dam de ma sirène...
alors que celle-ci venait de toucher au but de son ascension, elle entendit le cri surpris de la cohorte d'alsaciens qui venait- avec votre serviteur- de s'apercevoir que le facétieux escalator redémarrait...sauf que, de façon TRES espiègle, les marches métalliques s'avèrèrent DESCENDANTES
Au début, encouragée par ma sirène-supportrice et le rythme assez lent de l'escalator, les trois marches qui me séparaient de l'arrivée me donnèrent des ailes et je tentais le tout pour le tout, jetant ma valise sur la marche précédente et essayant d'atteindre  le palier salvateur mais la machine diabolique commença d'accélérer, d'accélérer.... et j'eus soudain la vision de ce que je tentais  désespérément, ma valise à bout de bras, essayant de sauver mon sac de l'autre : j'étais piégée dans une épreuve D'INTERVILLES!!!
Guy Lux avait beau me crier dessus :je m'essoufflais, les alsaciens qui me suivaient, un peu bornés ou grands optimistes, avaient beau me pousser derrière comme des vachettes têtues :rien n'y faisiat, ma sirène s'éloignait inexorablement....et je continuais de faire du surplace, de redescendre inéxorablement, hurlant dans un dernier souffle :
"Mais laissez-moi sur ma marche! J'ai une valise, 'Peux pas avancer!!!!!!!",

Et là : ma sauveuse arrêta enfin l'infernale machinerie grâce à un gentil Monsieur qui daigna le lui montrer. C''est alors que ma co-équipière d'infortune, se trouvant à ma gauche, et que je n'avais pas vu patiner elle aussi pendant tout ce long moment de solitude,s'étala lamentablement de tout son long dans un grand éclat de rire...mais en essayant de se rattraper au passage à mon sac de Bredele, la maline.
Heureusement, comme à la TV, tout finit bien : je pus regagner la gare saine et sauve-les bagages sucrés itou- .
Quand retentit l'heure des comptes: ma sirène ne pouvait plus me regarder sans pouffer de rire, revoyant sans fin ma cascade... mais récompensant mes efforts, Simone Garnier annonça que les parisiennes avaient bien mérité un point d'avance sur Mulhouse-la-loose...

Prochaine épreuve en 2007: la course de traîneau contre la TGV, je pars m'échauffer de suite avec Ernest-le-renne...

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Métro-bobo



Alors que nous devisions avec un sandwich à la main et harnachées de pied en bonnet pour parer les grands froids citadins, une amie et moi même avions décidé avant La Noël de faire une équipée chronométrée pendant midi dans un magasin susceptible de contenir LE jouet de son fiston : cas typique devant lequel nous ne reculâmes pas.

Nous pénétrâmes donc dans la rame de métro et nous assîmes dans un carré de quatre sièges, mon amie d'abord. Votre Pierre Richard de service s'installant à sa suite, ayant au préalable hésité entre un face à face machonage de pain en live ou côte à côte pour mieux deviser...Or, l'erreur fut sans doute cette seconde suspendue où mon regard balaya les places : notre carré et celui d'à côté, déjà pris par un Monsieur à l'air patibulaire mais presque-en tt cas fatigué sans doute de devoir vivre des journées guère faciles dehors...Il faisait face quant à lui à son propre sac à dos, extrêmement gros et apparemment pesant....type hotte de Père Noël démuni...



Pour finir, je m'assis donc aux côtés de mon amie finissant déjà son dessert plus rapidement que Speedy Gonzalez, c'est alors que le Monsieur à nos côtés dans son carre de quatre, se mit alors à maugréer quelque chose qui ne me parût guère aimable à notre encontre, comme nous allons pouvoir le vérifier dans un instant...car il se leva soudain et balança son sac sur son épaule en faisant un très joli arc-de cercle avec ce colis, ne manquant ainsi pas au passage de buter l'objet consciemment visé qui était sur sa trajectoire : à savoir, ma tête...Je me pris donc un vaillant coup de sac bien lourdaud et l'homme maugréa de nouveau en sortant du métro précipitamment, avant que celui-ci ne pousse son cri strident de bête prête à bondir, la demi-seconde plus tard, il refermait ses portes et partait vers d'autres arrêts dans un long crissement... 

La scène s'était déroulée comme dans un film d'actions, avec ralenti pour votre serviteur et scène accélérée pour tous les autres parigots blottis au chaud dans la rame, mon amie s'exclama donc aussitôt:
"Mais tu t'es pris un coup là!!!Il l'a fait exprès !!Ca va???!!"
Ce à quoi je répondis en me frottant vigoureusement ma tête de linotte pour vérifier que tout était à sa place, remerciant en silence n'importe quel dieu souterrain que ma caboche ne se soit pas trouvée pile en face d'un objet contendant ou en verre contenu dans la besace...

Notons au passage que, si moi je fus sonnée et surtout un peu décontenancée de m'être fait traitée comme quille de bowling, les autres passagers arborèrent,eux, en parfaits acteurs, des mines d'indifférences de circonstances, genre : "j'ai rien vu-ne me demandez rien-je suis en train de repenser le concept de la relativité là"...


 


Chapeau donc en cette fin d'année aux planqués qui ne bougèrent pas d'un poil...c'est bien contre eux que j'ai une petite dent de sagesse car si le Monsieur devait être à bout de tout par une rude vie et-pas de chance, il dû mal interpréter ma seconde d'hésitation comme un énième jugement des bien logés à son encontre- les Autres, en revanche, me glacèrent sur place par leurs masques policés d'aveugles-sourds-muets, les trois singes réunis en chacun...sortes d' Egos-bobos, tout juste prêts à grimacer sans compassion pour un retard de rame lorsqu'on entend qu'un "accident grave de voyageur a retardé une ligne"...ce qui fut malheureusement plus fréquent en période festive où la solitude s'aiguise....


Et pourtant, on croise parfois sur les murs des métros,  des messages à méditer pour la nouvelle année...

 

 

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Mon beau sapin

Comme je suis une fondue de Noël, j'adooooore décorer... voire sur-décorer mon appart' des rouge et vert traditionnels, enguirlandant tous mes meubles, suspendant au moindre clou une suspension contextuelle, type renne louchant, bonhomme de neige ou angelot doré....

Et bien sûr, le Maître des lieux se nomme sapin, le vrai, le pur, (il n'ya pas que les NORDMANN dans la vie hein !), celui qui flaire bon les épines de la Nature (et m'en laissera plein partout sur le tapis...), celui que j'ai dégoté à la bonne taille pour ma maison de poupée parisienne...

Une fois mon Grand habillé de ses habits de lumière et coiffé de son étoile, je ne peux m'empêcher de l'allumer à toutes occasion, comme pour le saluer et me rappeller les jours qui nous séparent du 25 décembre....

Mais quelle ne fut pas mon horreur en découvrant que j'avais sans doute cédé à trop d'enthousiasme en plantant mon Beau sapin dés l'Avent car, dans un quotidien bien intentionné à l'égard des pinacées (oui, oui, sur ce blog, on peut apprendre des trucs passionnants comme le fait que les sapins soient des pinacées...moi j'étais partie sur des "épicéa" et ma sirène sur des "conifères"...merci donc à Wikipédia, tu sauves les filles de la ville !), donc dans un quotidien malin, j'apprends que le chauffage et la pollution, alliés à notre atmosphère confinée de citadin vivant dans 4 murs et un toit pourrait être fatale au Roi des forêts...sauf si on lui pulvérise régulièrement un peu d'H2O sur ses belles branches...

Ce que je voulus bien sûr réaliser dés le soir venu, après avoir eu le reflexe de brancher ma guirlande électrique qui embrassait mon végétal préféré...

Je vous rassure, avant d'embraser le sapin et l'appart, il y' eut une once de bon sens qui arrêta ma main prête à rafraichir mon hôte...


Un miracle de Noël, encore un...

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36 chandelles

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Dire que j'ai deux mains gauche est un bel exemple d'euphémisme car en plus j'ai une légère tendance à être du genre cerveau-percé, donc au final ce charmant cocktail me donne souvent l'occasion d'utiliser moults pansements, doses d'Arnica d'urgence et autres médication, ce qui me valut très tôt le surnom de "Pharmacie". Ainsi, travaillant sous les combles, j'ai pu baptiser du sceau de mon crâne toutes les poutres apparentes et quand je veux enlever une simple agrafe d'un tas de feuillets, je m'entaille le doigt jusqu'à devoir vérifier que je n'ai point atteint le nerfs dans mon enthousiasme...

BREF, vous l'aurez compris, je peux postuler comme doublure de Pierre Richard...Preuve encore ce week end comme nous l'allons voir par écrit :

Il était une fois un sèche-linge maternel bien mal loti et réparé avec ingéniosité par sa propriétaire, celle-ci coinçait avec une dextérité sans égal le bouton "marche/arrêt" avec du carton, ce qui mettait en branle la dive machine.
Or ,un jour que la fillotte de la maisonnée visitait ses parents, mal informée de la chose, elle s'essaya à la manipulation tant et si bien qu'elle coinça le carton profondément dans le bouton magique, rendant impossible tout séchage éventuel...
Point découragée par cette déconvenue, la fillotte décida d'extirper le carton à l'aide de son bon et loyal couteau suisse METALLIQUE...sans débrancher l'appareil de sa source ELECTRIQUE...et la fillotte vit des étincelles et échappa de peu aux 36 chandelles...
Echaudée par tant de luminosité , elle remonta narrer ses mésaventures et s'excuser d'avoir ainsi achevé le sèche-linge à sa mère , celle-ci déclara alors avec calme : "laisses, je vais le faire", prête à fondre sur le machiavélique carton... armée d'un couteau de cuisine METALLIQUE....

Moralité : le club Pierre Richard, ça doit être génétique....

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