poissonchat

Le Nouveau Monde commence aujourd'hui

Je plagie un peu l'excellent film de Tavernier concernant les instituteurs Ca commence aujourd'hui pour venir babiller avec vous d'une bonne surprise du service public après le décevant téléfilm La surprise (voir post en question-non, je sais tjrs pas faire de liens internes d'un post à l'autre!) avec Rachida Brakni et Mireille Perrier.

 Où comment cette fois avec un excellent scénario et une ligne directice, on fabrique une fiction de qualité, ds la droite ligne de Clara Sheller il est vrai ms c'est rafraichissant, avec une bande son maline et des trouvailles de mise en scène,  c'est drôle- avec des répliques qui font mouche et comme Amélie Poulain nous aussi on voudrait bénéficier des services d'un "souffleur" aussi doué ! Cela frôle parfois l'émouvant sans être lourd et CA REUSSIT A ECHAPPER AUX FINS TYPIQUEMENT FRANCAISES :DRAMATIQUES!!!!!

Et tt ça on le doit non slmt à un très bon  jeu des acteurs qui savent être justes sans se prendre au sérieux (d'ailleurs le casting comporte la fameuse Johana de Helene et les garçons ...toutes les consoeurs avaient comme moi repéré le "potentiel" de l'actrice pr incarner une homosessuelle et non, j'ai pas fumé mon tapis) avec des seconds rôles savoureux comme Danielle Evenou mais donc surtout avec un scénario intelligent comme tout, s'inspirant de l'ouvrage d'Eliane Girard : Qui va garder le chat et signé  Ludovic Pion-Dumas et Corinne Touzet (oui, oui, la gendarmette, et elle aussi elle a ce potentiel, ça fait des années que je le dis et que mon meilleur ami se gausse de moi...Tout ça parce que je lui ai infligé la vision de Prisonnières et que la fin si FRANCAISE est à se pendre...bref, Corinne, c'est une femme "sensible" cf sketche de Muriel Robin : Sacha ;-)

Corinne Touzet a évoqué sa motivation ds Le Parisien pr ce scénario : raconter l'histoire d'un couple qui veut un enfant, quelqu'ait pu être le type de couple, bon, là, ce sont 2 filles et techniquement, ça pose des questions que le téléfilm pose avec humour et résoud sans s'attarder.

Certes, on aura droit à toutes les situations possibles, un peu comme un catalogue : les copines qui se sontt faites inséminées, le copain qui a adopté, le "casting" de géniteurs potentiels (bcp plus drôle que L word surtout avec l'incontournable macho qui pense avoir le droit de coucher avec 2 nenettes en échange de sa précieuse semence, je reprends la réplique : "Vous êtes le maillon faible, Aurevoirrrr!!!"), des grand parents bab' d'un côté et psycho-catho de l'autre, l'angoisse de la "seconde maman" , le géniteur qui est trop présent ...

Heureusement, tt ça se résoud sans dérapage et avec des émotions qui pointent le bout de leur nez, l'air de rien...

On peut donc décerner un écran d'honneur à notre gendarmette pour cette nouvelle histoire de femme réussie et ...le bébé est a-do-ra-ble ...je comprends mieux l'obsession du personnage au début du film...ptê que je vais me mettre moi aussi à voir des bébés danser devant moi comme Ally Mac Beal, arghhhhhhhhhhh!

 

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Accroc aux Tudors

 

Voilà ma nouvelle addiction...oui, oui, ce charmant jeune homme rasé au wilkinson/l'air rebel et habillé en décalé avec... une grosse épée en forme de T ...N'y lisez rien de tendancieux bien que la chaîne cablée Showtime, qui a commandité déjà le parfois crû The L Word ne recule pas à montrer de nombreuses scènes très claires des passe-temps horizontaux au temps des Tudors...

Me voilà en fait tombée de nouveau dans une fiction historique, après Rome. Il s'agit de l'Angleterre au 16 ème siècle,le moment où Henry VIII  veut répudier sa femme qui ne lui donne pas d'enfant mâle...et comme ce que Roi veut, Roi obtient : il fera scission avec le Vatican et fondera l'anglicanisme pour mieux servir ses propres intérêts de mégalo royal...

L'acteur principal, Jonathan Rhys Meyer, a eu le don d'emblée de m'effrayer tout en captant l'attention, tel un prédateur dans sa cage qui va bondir (et guillotiner ou répudier à foison) , si, si...et je me suis rappellée alors qu'il m'avait glacé par son crime de couard dans le Match point de Woody Allen...

Le reste du casting est parfait avec une royale Catherine d'Aragon qui refuse de voir son mariage annulé, une Anne Boleyn poison et manipulatrice mais qui découvre que le Roi devient tyran et la peur la gagne elle aussi insidieusement quant à Henry VIII...l'acteur irlandais semble possédé par le rôle (dixit l'acteur français qui incarne notre François I er de l'époque).

Enfin, le contexte religieux est très bien décrit, sans doute avec de grosses erreurs de véracités mais l'importance des débats théologiques, de la conscience, de la filiation, du POUVOIR surtout et de tous les moyens de l'obtenir sont très finement décrits...de quoi frisonner car si les moyens ont changé chez certains contemporains, la quête de ces pouvoirs change irrémédiablement  de nombreux humains...

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Dirt-y Monica

 

La gentille-bien qu'un peu maniaque !-Monica Geller de Friends a bien grandit et Courteney Cox incarne cetet fois une rédac' chef de 2 magazines : un people et un tabloïd à Hollywood...

Coproduit par son mari David Arquette, cette série semble s'inscrire dans la trash-attitude, après le non-politiquement correct Weeds sur la Marie-Jeanne comme moyen  de survie d'une WASP récemment veuve (voir sur ce blog je sais plus où)

Cela  n'aurait pu être qu'un réglement de compte d'un couple de star à l'encontre des paparazzi et journalistes  d'une certaine presse qui ont dû leur en faire baver  mais la série est originale, approfondissant l'ambiguité de chacun, des acteurs qui détestent cette presse mais s'allie avec elle pour être connus avant d'être reconnus, ou les chantages mais aussi  le professionnalisme de Lucy Spiler pour maintenir semaine après semaine ses deux titres à flot...pourtant la culpabilité et la solitude sont présents quand on est prêt à tout pour dévoiler en Une les petits secrets inavouables des stars...

A noter : le personnage du photographe paparazzi, ami d'enfance de Lucy, qui est shkizophrène : une belle idée de mise en scène décalée qui donne une dimension en plus à ce monde de strass et de flash...

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Ecran enfumé

Abandonnées-éplorées sur les rives de notre télé à l'issue de la saison 3 des Desperate Housewives,(non, je ne révèlerai rien, pas la peine de me torturer avec les cookies de Bree!) nous nous sommes rapidement trouvées un nouveau canot de sauvetage en feuilleton et une nouvelle drogue télévisuelle qui va dans le sens de notre addiction puisque Weeds traite sans détour du trafic de la Marie-Jeanne dans une banlieue chic de Californie.

Nancy Botwin, alias Mary-Louise Parker (pour les arc-en-ciel, elle interprétait Ruth dans Beignets de tomates vertes...bon, en 1992, il y a prescription) se retrouve veuve avec deux garçons à charge et s'improvise dealeuse d'herbes pour continuer de vivre décemment dans sa banlieue pour WASP.

Ses fournisseurs blacks vont l'initier à cet art sans la ménager et les aléas de son fiston un peu zarb', de son ado à la libido sous excta' et de son boeuf obsédé sessuel sont autant de petits sujets traités avec humour et décalage de façon assez trash...genre nous avons même été légèrement "shocking" au début tant ce "commerce" est banalisé !

Il y a toujours des bonnes critiques bien senties sur la société américaine (à commençer par la chanson du générique : Little boxes de Malvina Reynolds sur les banlieues où tous les pavillons et même les gens sont à l'identique).

Crée en 2005, la seconde saison est en ce moment diffusée sur Canal Plus et une troisième saison se tourne actuellement, signée toujours par la décalée Showtime qui nous avait déjà offert The L word, histoire de nous secouer le ciboulot pendant que l'on croit prendre une innocente dose de fiction ...

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Soirée rose

 Après vous avoir donné la recette du soir, je pousse le vice jusqu'à vous conseiller le programme télé du soir, Poissonchat se transforme en Coach-Tamagoshi, je le sens...

Nan mais je ne pouvais pas résister à pointer le hasard des programmations avec à 22h15 sur M6 le téléfilm :

"Ma Vie en Rose" avec notamment Michèle Laroque (pour qui j'ai un faible depuis ses balbutiements d'aristo dans La Classe de Fabrice, oui, je sais ça ne nous rajeunit pas tout ça,enfin, surtout moi).

Le pitch -pour faire genre- est simple et je salue la scénariste Chris Vander Stappen de l'avoir osé il y a tt juste 10 ans : un petit garçon se ressent comme une fille et commence à le montrer par exemple en portant en public la robe de sa soeur : réaction des proches ??Entre l'incompréhension, le refus, le rire forçé, l'énervement, la violence étouffée parce qu'il faut l'assumer son fiston différent, certains critiques avaient taxé ce téléfilm de mièvrerie tout juste originale par quelques trouvailles de mise en scène...

Moi, j'ai beaucoup aimé ce garçonnet et sa famille qui est perdue de ne pas être comme les autres.... Ah, la loi du conformisme !!!

La scénariste a récidivé par la suite avec un des premiers téléfilms -sur l'homoparentalité féminine : "Tous les papas ne font pas pipi debout" (...oui, le titre est...enfin, bon, passons)...En tout cas "Ma vie en Rose", dont la B. O est chantée par Zazie est un petit ovni sympathique et audacieux...Et on peut saluer le fait que seule la mère-grand ouvre grand son coeur sans à prioris à son petit-fils "différent", ce qui permet un saut de cabri avec le second petit passage TV que je vous recommande ce soir, enfin si insomnie :

"Oscar et la dame rose" sera en effet diffusé à 0h10 sur France 3, avec Danielle Darrieux.

Certes, certes, certes...Eric-Emmanuel Schmitt se prend lui aussi dans les mirettes le fait d'être un esthète de l'émotion, prêt à nous tirer les larmes avec cette histoire d'un garçon condamné par la leucémie et visité par une bénévole âgée : Mamie Rose...

Mais pourtant, la trouvaille de base est maline :  les tranches de vie du jeune garçon sont racontées par le biais de lettres que le jeune Oscar adresse directement à Dieu...Ah, le vieux rêve de s'adresser au "Grand Barbu" directement...Et voilà toute la Vie-Les vies possibles résumées-condensées dans les mots d'Oscar...Un temps humain zappé pour n'en garder que l'essentiel...de quoi méditer un brin sur le temps perdu en vain...

L'humour permettant tous les discours, même les plus simples qu'on omet trop souvent, je suis sûre que la malicieuse Danielle Darrieux donnera vie avec talent à cette Mamie Rose...

Voilà, sur ce bonne soirée rosée ;-)

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Les nouveaux Heroes

 

Vous l'aurez compris, j'ai un fort potentiel à l'addiction télévisuelle et aux Super-héros, aussi etait-il logique qu'un de ces quatre soirs je vous assène mon avis sur la série de NBC : Heroes, laquelle devrait (stupidité des stupidités) être diffusée cet été en 2ème partie de soirée sur TF1...de quoi ne pas trouver son public, bravo encore à la Une-qui-n'en-manque-pas-une ! (A noter qu' ils auraient pu comprendre la leçon avec Grey's Anatomy qu'ils installent cette année-ci avant la période des ballade ensoleillées loin de tout écran en prime-time dés demain...)

BREF...Revenons à nos heroes-mouton noirs, sorte de gens qui paraissent au premier abord très banal mais qui se découvrent des superpower du style : jouer à Garou-garou le passe-muraille, guérir de tout suicide à la fenêtre ou à la tronçonneuse, voler, parler aux machines...et autres trucs très sympas auquel on a tous rêver petiots.

En tout cas, cette série a de quoi vous coller sur le fauteuil sans aucun autre pouvoir (mais ô combien immense) que celui d'une très bonne fiction :

-le scénario est malin et surprenant, à la  "24h Chrono ", vous retenez votre souffle et êtes cueillis au bon moment par un bon retournement de situation

-les effets spéciaux ne sont aps du carton-pâte ni du tape-à-l'oeil inutile

- les caractères des personnages sont interessants : genre : c'est pas si facile d'être différent et  keskejevais faire de ce pouvoir?? Devenir un héroes ou m'en mettre plein les fouilles??En tout cas, ces sortes de questionnements sont très bien menés, sans prises de têtes et avec sensibilité, suivant le type de personnage.

-Il y a un bon équilibre entre les scènes de vie de chaque personnages et les moments où ils se rencontrent ("Rien n'est hasard !")

- Les américains sont très forts pour créer de véritables relations entre les personnages : que ce soit l'amitié, le lien fraternel ou le rapport au père (trahison de sa mémoire ou fidélité, un peu comme :" ahhh, Luke-FLOUUU-j'ai beau être Dark Vador,-FLOUUUU- je suis ton père!!"-FLOUUUU (c'est la respiration du Dark, ça)

-Il y a un méchant complètement flippant et haissable...et même humain à ses heures

Bon, certes...la séries comporte quand même quelques défauts :

-Il y a des enigmes redondantes un peu agaçantes mais auxquelles vous n'arrêterez pas de penser, telles que :

                 "SAUVE LA POM-POM GIRL, SAUVE LE MONDE!"

                 (nan, c'est pas une nouvelle secte, la preuve en V.O!!!)

- Perso, moi qui suis quand même très bisounours sur les bords, je trouve qu'il y a des passages bien sanglants qui vous glace le sang jusqu'à emmener quelques images dans ses cauchemars (et dont on aurait pu se passer mais bon...)

Et le pire...le pire, ben c'est que ça ne dure QUE 45 minutes...et ça c'est rude quand on tombe sur une telle démonstration d'imagination humaine...

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Fous rire à la Foresti

ff

Comme il m'a semblé comprendre que l'époque télévisuelle allait oscillée entre débat sur la politique, JT politophile et sondage sur les politiques, et puisque n'est point encore venu le temps des vacances estivales pour oublier Travail, veau, vache, cochonnet et télé, autant se servir de la boîte à images pour s'en payer une bonne tranche sur le dos de nous tous et éviter de trop carburer des neurones.

Car Florence Foresti a déboulé dans notre univers humoristique aussi fort que l'avait fait Muriel Robin à ses débuts, en nous caricaturant avec intelligence et énergie, nous marquant au point que certaines gestuelles et réparties deviennent quotidiennes pour par exemple désormais désigner les habitantes du 16ème qui votent pour-BIP- (pardon, ai pas pu m'empêcher...)...On peut d'ailleurs rêver à un éventuel duo entre ces deux comédiennes-humoristes comme cela fut glissé entre deux questions par Dame Foresti lors d'une interview sur France 4...Mes zygomatiques sont déjà sur les starting-block si tel était le cas un de ces quatre...

Aussi, si vous êtes en manque d'instants légers, si vous connaissez déjà par coeur les avancées technologiques de l'avion de Barbie ou les différences entres les filles qui boivent du kir-mangue et les garçons qui ne s'alimentent que de vache-patate, voilà votre nouvelle dose de Forresteries qui sort dés demain en double DVD avec ses interprétations déguisées sur la plateau de Laurent Ruquier dans "On a tout essayé" pour les Madame tout-le-monde et dans "On n'est pas couché"  avec les strass des stars.

Ses interprétations de Madonna et Britney Spear sont, à ce sujet,  ...vous savez ce que veut dire : "MEMORABLE" ?? Et bien là : "MEMORABLES"!!

 Régalez-vous bien car la brunette lyonnaise va s'éclipser un peu de la scène le temps de mettre au monde un beau bébé rieur , alors il va falloir patienter avant d'avoir le plaisir de la voir nous stigmatiser de nouveau au quotidien...

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Les mots en rose

 

Quand j’étais une ado boutonneuse et rêveuse, je tombai avec délice dans la marmite des feuilletons-fleuve aux scénari habiles et protagonistes caustiques mais gentils. De plus en plus âgée, ces héros devinrent mes compagnons au même titre que de véritables Friends, feuilleton éponyme longuement visionné entre amis bien réels : nous chantonnions alors moults  Smelly cat entre deux cours lénitifs à la fac et le sommum de l’insulte était : « Mais laisses donc cette vaisselle tranquille menfin !Tu fais ta Monica Geller là !! »... Plus tard, le potentiel de projection  empira quand ce fut l’heure des adulteries à la Bridget Jones, et, nostalgique de mon groupe d’amis, ce fut une addiction sans limite pour Carrie et ses Sex-and-city-amies...Nous devisions alors quand nous nous retrouvions des pérégrinations du quatuor, de l'évolution de chacune, des petites réalités qui sonnaient si justes lorsque s'achevait un épisode mi-sucré, mi-salé, nous digérions les mots de Miss Bradshaw comme autant de commentaires éclairés sur les aléas des relations humaines et sur les rires amies dont on avait forcément besoin pour s’en sortir. Aussi, les larmes coulèrent chaudement quand vint l'heure de dire au revoir (in paris en plus, snifff) à nos héroïnes devenues grandes dames chacune à leur manière...

 

Mais il manquait toujours une pincée de ce qui aurait parachever mon identification puisqu’il s’agissait jusqu'à présent à 99% d’histoires d'hétérosexuels...Bon, vous allez me rétorquer que l'Amouuuur, ça n'a pas de sexe, certes-certes, mais les sens sont ainsi fait qu'un peu de réalisme, ça fait envie...

 

Or, le Père Noël  a dû se brancher un soir sur Fréquence Goudou et entendre le courrier des frustrées cathodiques car il nous apporte depuis trois années en janvier une série entièrement dédiée à un groupe d’amies homo filles, dans un cadre idyllique : Los Angeles. (le soleil a son importance pour les vêtements tendances et toujours légers...bizarrement, l'action se serait déroulée en Norvège, je susi sûre que ça aurait moins plu...)

 

Et donc, 2007 débutant, The L word est réapparu ces jours derniers sur Showtime, une des chaînes câblées américaines (ben oui, Le Père Noël, il est américain, vous ne saviez pas ???) et ceci pour le plus grand plaisir de nombreuses consoeurs...Entre gens connectés, je ne vous précise pas comment vous procurer à 3 jours de la diffusion aux States les épisodes, mais cela a à voir avec un animal aux grandes oreille, en vraies bourriques que nous sômmes quand on est accroc à une série TV...

 

Comment vous faire l’éloge de cette série... C'est un peu comme si les couvertures de Elle s'embrassaient enfin sous vos yeux par exemple, oui, car, au grand dam de certaines puristes qui crient à l'invraisemblable, refusant une fois de plus que dans une  fiction on puisse souhaiter ne pas retrouver le sosie de sa voisine ridée ou de sa boulangère mal attifée, dans the L word, il n'y a que des bombasses top fashion comme, certes, on n'en croisera jamais dans notre vie entière, même dans les soirées ultra-privées du lesbianisme parigots-bobo, jugez plutôt...

Bon, et puis, une des protagonistes, c’est tout de même Jennifer Beals...Pour ceux qui ne tiltent pas, cherchez dans votre mémoire des années 80 un air de Maniac et vous devrez retrouver le minois mémorable d’une soudeuse-apprentie danseuse classique dans Flashdance...Et autant vous préciser que pour votre serviteur qui s’essayait elle aussi  à cette époque à des improvisations de danse modern-jazz telle une éléphante sous les stroboscopes, Jennifer Beals donnait tout son sens au mot : "fantasme" et "admiration" avec ses pointes réussies, ses yeux de working girl et ses bouclettes rebelles...

Depuis, la demoiselle tourne encore dans de nombreux films mais est aussi une discrète qui a  plus d’un grand écart dans son sac, optant parfois davantage pour les optiques de reflex que pour les caméras , comme en témoigne un de ses propres clichés pendant le tournage de la série , il s'agit de Laurel Holloman, allias Tina, sa moitié depuis sept années dans l’histoire ...(DANS L'HISTOIRE, HEIN...)

 

 

Dans L word, il y a un concept repris saison après saison qui est particulièrement emblématique de nos relationnels modernes : la constellation (the chart).

 

 

Pour Alice, la journaliste déjantée qui l’a initié, chacune serait reliée à une autre par le biais des autres relations qu’elle a eu...Je retrouve bien là le côté panier de crabes ou aquarium un peu étroit que peut pafois avoir le ghetto-lesbos...

Mais cette carte de noms et de relations, c'est aussi la métaphore de toutes les formes d’homosexualités possibles : la relation longue durée avec tromperie au détour d'un virage, celle qui veut enfanter avec un anonyme derrière le spermatozoïde ou un ami, la Dragueuse-tombeuse un peu paumée dont tout le monde s'entiche, celle qui se découvre soudain de la confrérie après un passé straight, la bi ou la teste-tout, la coincée sportive, celle qui retournerait bien auprès des messieurs, celle qui voudrait en être un le temps d'un déguisement ou pour du bon avec force hormones, et enfin, pour la 4ème saison, il y a même une personne handicapée avec l'arrivée au générique d'une talentueuse actrice sourde, Marlee Matlin.

 

Pourtant, si je suivais avec particulièrement d’attention les saisons précédentes, j’étais bien prête de braver ma peur de l’avion pour baragouiner quelques injures bien senties à la réalisatrice après que celle-ci : ATTENTION SPOILER ait fait passer à la trappe Erin Daniels et son personnage de Dana, au risque de nous faire toutes couler dans un bain d'anti-dépresseurs pour l’été 2006 ... J’avais presque envie de boycotter la future saison mais la tentation fut trop grande....et de fait, je suis depuis quelques épisodes encore plus imprégnée de la vie de ces demoiselles, comme jamais cela ne m’était arrivée auparavant.

 

Nous nous sômmes ainsi surprises à discuter de la vie des personnages, de leurs choix et de leurs répliques, comme s'il s’était agi de connaissances croisées la veille lors d’une soirée...

Mais surtout,  le personnage de Marlee Matlin qui s'exprime oralement et en même temps en langue des signes me touche particulièrement, c’est comme si une personne dessinait avec ses mains un peu plus précisément notre quotidien, exprimant davantage qu’avec les dialogues, une partie de ce que nous ressentons.

 

 

Cette actrice remporta en 1986 l’oscar du meilleur rôle pour le film Les enfants du silence et il est vrai que pour moi, la voir étreindre Bette-Jennifer Beals et lui faire perdre (enfin) sa mine de cocker triste, c’est prouver une nouvelle fois que le silence imposé à certaines personnes doit se lire en couleurs, et ne plus se cacher derrière des initiales en L...

Et, alors que je joue avec les bouclettes de ma poissonne en dehors de tout aquarium,  c’est un beau cadeau pour l’ado boutonneuse et rêveuse que je suis encore à 33 printemps...

 

 

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Delenda est Carthago

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J'ai beau cottoyer de nombreux amis raides-dingues de cette ville et de la civilisation qui fut à son origine, Rome et son histoire ne me passionna jamais. Ceci est du je pense à la réminiscence de mes heures de balbutiements en latin et de mes tentatives de versions si pitoyables que je trouvais plus drôle d'inventer complètement une autre histoire plutôt que de m'en tenir au strict sens de Rosa-Rosa-Rosam et Bonus-Bone-Bonum....Ca me semblait en effet être une civilisation bien étriquée pour concevoir des déclinaisons aussi machiavéliques...

Jusqu'au jour où HBO, après nous avoir gratifié de nombreuses excellentes séries, décida de nous livrer les secrets de Rome à l'époque de Caius Julius César dans la série "ROME" (oui, c'est sobre comme titre, mais c'est comme ça les romains !) et votre serviteur-esclave que je suis l'avoue sans torture (pourtant commune en ces périodes ), je suis tombée dans cette arène télévisuelle pour de bon et je rêve désormais de glaives et de manipulations sénatoriales ...

Les reconstitutions sont très honnêtes -j'entends par là qu'on ne devine pas le carton-pâte derrière chaque décor ; les acteurs savent jouer (et j'ai des points de comparaison car en France, question jeu d'acteurs, on connaît bien la gamme des nuls mal doublés ou des stars conviées là pour le générique et qui s'ennuient) ; les histoires de chacun sont équilibrées et relancent le suspens à point nommé et, je le répète, pour me rendre curieuse de savoir comment un pro-consul est accusé d'être dictateur et c'était quoi tous ces Dieux à foison qu'ils avaient partout, il fallait du brio !

Ma soif de combler mes innombrables lacunes fut telle que je ressortis de mes placards les incontournables "Malet et Isaac", aussi inoubliables dans nos mémoires de potaches que Rémus et Romulus. Et, en parcourrant le chapitre dédié aux Guerres Puniques, une phrase apprise par cœur, une de celle qui sert autant que "Mais-où-est-donc-or-ni-car" dans la vie de tous les jours, se rappela à moi du tréfonds de ma nullité latine :

"DELENDA EST CARTHAGO " = soit l'exemple de l'adjectif verbal = "Carthage doit être détruite", aussi traduit par les puristes par : "Il faut détruire Carthage"...

Je suis sûre que certains viennent de s'exclamer aussi que cette phrase les taraudaient inutilement depuis bien longtemps !
Et bien ça ferait plaisir à mes profs de lettres classiques- assez souvent démotivés, les pauvres- de savoir que grâce au petit écran, j'ai enfin daigné me pencher sur l'Histoire romaine et j'ai découvert que l'orateur Caton achevait chacune de ses interventions au Sénat-même si le sujet de son allocution n'avait rien à voir avec le schmilblick- par ce : " DELENDA EST CARTHAGO " = "Il faut détruire Carthage".
Bon, pour faire vite : Carthage, Hannibal et tout ça les avaient agacés depuis belle lurette les petits romains -tout ça parce qu'ils se disputaient la Sicile-ah les sirènes italiennes... bon BREF et donc, Caton, qui avait un dentier entier en dents de lions contre les carthaginois, voulait raser cette ville une bonne fois pour toute. Aussi, il n'hésitait pas à le répéter sans cesse...Technique très efficace du disque rayé avant l'heure, puisque pour finir, il eut gain de cause et Carthage alla se faire voir chez les Grecs...

Aussi, forte de cet illustre exemple, je vais donc essayer d'appliquer cette méthode auprès de vous mes chers lecteurs/lectrices :
"IL FAUT M'OFFRIR UN VOYAGE A ROME"- "IL FAUT M'OFFRIR UN VOYAGE A ROME"- "IL FAUT M'OFFRIR UN VOYAGE A ROME"- "IL FAUT M'OFFRIR UN VOYAGE A ROME"- "IL FAUT M'OFFRIR UN VOYAGE A ROME"- "IL FAUT M'OFFRIR UN VOYAGE A ROME"…

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Syndrome Bree

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Un matin de 15 août pluvieux dans un Paris déserté, plutôt que d’aller rendre un culte à la Sainte Marie, j’avais décidé de jouer les bonnes femmes au foyer en rangeant quelque peu et surtout en nettoyant. Pour ceux qui ont déjà beaucoup d’heures de vol à mes côtés, ils se rappelleront mon côté maniaque que je ne déments point, même si j’espère qu’il s’est assoupli (un jour de 15 août, on peut croire aux miracles…) mais il faut savoir que vivre dans la capitale a fortement calmé mes ardeurs de nettoyeuse-à-pile-Duracell, aussi donc, les travaux était assez conséquents pour cause d’abandon depuis de longues semaines mais j’avais résolu de n’y consacrer qu’une heure montre en main, histoire de profiter d’un jour férié, tout de même…

Aussi avais-je choisi comme première victime ma salle de bain et c’est munie de ma fidèle éponge et de mon produit bio à l’essence de pamplemousse (pas de commentaire, c'est pour protèger la planète, paraît-il...) que j’attaquais le vilain tartre à la racine, ou plutôt au tuyau…mais, après quelques mouvements frénétiques, j’en conclu la même chose que tout à chacun s’étant attaqué à cette passionnante tâche, à savoir que le tartre-ou le calcaire, c'est blanc-bonnet et bonnet-blanc ces deux là- est une substance perverse qui aime à se développer particulièrement dans les coins et recoins des tuyauteries les plus inaccessibles, tant et si bien que ma bonne humeur se changea peu à peu en idée fixe, je me suis alors équipée d’un couteau pointu, d’une nouvelle Spontex bien grattante (oui, oui, celle que les hérissons épouseraient sur le champs) et je redoublais d’effort car l’air de rien, la clepsydre se vidait et je perdais mon jour férié là !

A cours d’outils adéquats, j’eus alors l’idée de sacrifier ma brosse à dents hyper souple supra high-tech pour atteindre les endroits les plus retords et là….là, j’ai VAINCU…et là…là, l’esprit de Bree de Desperate Housewives a commencé à s’emparer de moi car je me suis vue attaquer tous les recoins encore poussiéreux de ma salle de bain à quatre pattes avec ma brosse à dents, découvrant la joie incomparable de passer et repasser sur les joints des carreaux jusqu’à en redécouvrir la couleur originelle…Heureusement pour moi, la sonnerie du téléphone portable me ramena à la réalité tel le générique de fin d’un épisode.

Je vais donc prendre acte de la leçon avant d’aller gambader par les rues sales-et tant mieux- de Paris-by-rain : même si l’on croit être guéri de ses petites manies, et-osons l’avouer- d’un certain atavisme de nettoyeurs fébriles - l’Ennemi est toujours là, bien à l’abri… qu’Il soit tapi derrière quelques moutons de plancher ou bien transformé en brosse à dents inoffensive, en fait Il attend l’heure de l’Ennui pour fondre sur vous sans pitié et anéantir tous les discours féministes et post-soixante-huitard.
Oui, oui, croyez-moi, méfiez-vous du « Syndrome Bree »…

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