poissonchat

On laisse pas Bébé dans un coin...

 

Eprises d'un vent de nostalgie aigüe, dû surtout au voyage londonien de ma Sirène et à sa déception de ne pas pouvoir assister à une représentation de la comédie musicale : Dirty Dancing, nous nous sommes consolées en nous repassant le DVD dudit film et en redécouvrant des répliques cultissimes, qui, soi-écrit en passant ont fait l'objet de nombreux pillages dans des publicités pour bébés (cf titre...), même que des armées d'avocats essaient maintenant de récupérer quelques droits pour l'honneur de cette pauvre Bébé !

D'ailleurs, si vous ne le saviez pas, je vous apprends que mon titre, non seulement devra m'obliger à payer des droits à Patriiiiiiiiiick et Jennyyyyyyyy mais qu'il est tout de même placé 98 ème répliques sur 100 dans un très sérieux top 100 des meilleurs répliques de cinéma....

N'empêche,en bonne midinettes que nous sommes redevenues,  nous frissonnions presque en entendant les chansons et je me suis souvenue....que je me souvenais de tout le film par coeur, telle la trace indélébile de mon adolescence, l'ancien temps où je m'essayais à la danse modern-jazz, mais plutôt la version de l'hipopotame portée par l'aligator dans Fantasia ;-)

Alors, plutôt que "de courrir le monde après votre destin tel un cheval sauvage" (Copyright Bébé)  ne vous privez pas de vous passer en boucle ce joyaux de film-de-filles, on ne s'en lasse pas !

 

 

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Toujours les Chansons d'amour

Il y a un film qui est passé complètement à l'as de nos sorties et qui pourtant fut célébré cet été à Cannes, Les Chansons d'amour de Christophe Honoré ne me disaient guère car on les disait chantées à la mode des comédies musicales, genre auquel je résiste depuis des années malgré de nombreux amis qui me chantonnent Peau d'Ane ou les Parapluies de Cherbourg...seule dérogation pour l'heure : My Fair Lady avec la divine Audrey...

Et puis, les hasards des images m'ont mené sur le chemin de ce film magnifique, en un mot comme en cent, je vous le conseille pour sa fraicheur, son hommage à la Nouvelle Vague, un jeu incroyablement excellent des acteurs, pour un dandy inoubliable interprété par Louis Garrel (un peu l'Antoine Doinel de Truffaut...)...et pour ces chansons-qui ont bien raison !

J'ai été emportée dans cette histoire, émue-cueillie et suis repartie en chantonnant...sous la pluie de décembre, biensûr ;-)

Le DVD est sorti pour le sapin de Noël et si quelques critiques pensent qu'il ne suffit pas de rajouter de l'homosexualité  et des chansons pour innover, faites-en fi car on est beaucoup plus loin que ces deux éléments ... dans ce Paris actuel, nous sommes berçés dans des sentiments filmés finement et rarement, et de cette ritournelle là, on se souvient longtemps...

PS : On pense un peu à l'ambiance des chansons de Vincent Delerm-mais Louis Garrel a davantage de charme et d'energie mutine- et effectivement, le chanteur avait été pressenti pour le rôle principal.

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Paris je t'aime...quand même

 

Hier soir, après quelques jours de grèves nouvelles, alors que l'on se sent pousser des petites ailes aux pieds pour devenir Hermès et s'envoler des quais bondés ou de la froidure de la rue, nous avons décidé avec ma sirène de nous échouer sur les bancs de notre sofa avec un film à voir....et ce fut : Paris, je t'aime sorti en 2005 où 18 histoires et 20 réalisateurs différents nous offrent leur vision de la Ville-lumière et...j'ai été littéralement conquise-éblouie...

Des histoires fortes et intenses, avec une brochette d'acteurs connus (Nathalie Portmann, Nick Nolte, Gena Rowland, Gaspard Uliel, Elijah Wood, Bob Hoskins...), des scénaris qui vous restent dans le coeur, certes un peu de caricatures quand même mais revisitées avec humour, mise en scène ou originalité...

Vous y retrouverez les immigrés de banlieue, les bourgeois en mal de sensations pigalienne, les chinois étranges de Belleville, cette histoire magnifiquement tournée un peu à l'Auberge espagnole entre une acrtice américaine et un non-voyant (voir photo) et vous finirez, comme cette toursite américaine dans les parcs parisiens, venus comme tous pour visiter la ville et finalement assis à en apprécier sa beauté, comme si vous en étiez un des éléments anonyme, heureux de ce petit privilège là.....

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Faisons un rêve bis

Vous allez me dire : GROUFFFF, voir : POUFFFFFF, et d'ajouter : encore un grand documentaire pour nous alerter, pour nous sensibiliser avec sensiblerie ou pour nous endormir avec des grandes musiques à pleurer et des petits d'animaux tout mignons, tout ça pour qu'on arrête d'acheter des voitures polluantes, pour qu'on recycle et qu'on boycotte les entreprises non environnementalement correctes (notre seul pouvoir à mon avis : celui de l'achat-otage : on n'achète qu'à ceux qui démontrent de concrets changements de production pour préserver Dame nature)

Oui, certes...mais PAS QUE....

D'abord, la démonstration est très bien faite, on commence avec les ours blanc et on finit avec eux...qui en ont finit de vivre grâce à nos réchauffements de toute sorte...entre temps, nous aurons découvert des proies et des prédateurs se livrer des luttes sans fin pour une Vie faite de soleil et d'eau, les deux éléments necessaires, alliés et menacés de décalages catastrophiques grâce à des grands cons comme nous ou les ricains en 4X4 = oui, oui, c'est une caricature mais ça me fait du bien de l'écrire et croyez moi, après un film comme celui-ci, vous avez envie de payer votre quota de CO2, de prendre un avion et d'aller tirer les oreilles de Bush et de ses potes des grandes entreprises polluantes, voir de les donner en pâture aux prédateurs qui crêvent la dalle...

Sinon, j'ai aussi découvert l'existence des canards mandarins qui font leur nid dans les arbres et lje dois écrire que e lançer de canetons sur les feuilles mortes vaut tous les cirques de France 3, les oiseaux paradisers aussi, plus coquets encore que madame Paradis en égérie Coco Chanel, et puis des éléphants au delà de l'intelligence et puis bien sûr des oursons et des ourses qui n'ont plus qu'à se rouler en boule et à se laisser mourir de faim sans la banquise qui leur permettra de chasser...

D'ailleurs, nous sommes tombées sur les premiers rayonnages de jouets ce week end : la peluche vedette ce noël, elle ressemble à CETTE PHOTO EN DESSOUS...et bientôt, l'ours blanc ne sera plus qu'un souvenir pour enfant...

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En apnée

J'avais déjà repéré la sortie de ce film proposé à Cannes et m'attendais à une discrète distribution en salle, relayée par la presse du "bocal" mais c'était sans compter sur les qualités de ce premier long métrage, sur une presse qui n'a rien à se mettre sous la canine en cette période estivale et sur peut être une offensive de sponsors tels que les maillots de bain Arena ?

En tout cas, c'est avec plaisir que nous nous plongâmes dans la salle obscure en compagnie de trois actrices très justes, la fatale aux allures de Ludivine Sagnier : Louise Blachère, la timide telle une Charlotte Gainsbourg période Effrontée : Pauline Acquart et la troisième avec une composition mi-drôle, mi-émouvante à conserver en mémoire pour avoir le plaisir de la suivre dans ses futurs opus : Adèle Haenel.

C'est donc un film sur la naissance des désirs-sous toutes leurs formes-à l'adolescence et là, d'un coup, on se reprend en pleine face cette période en eaux troubles où notre corps se déforme en se transformant, où les premiers émois nous vrille les nerfs comme une tragédie racinienne car TOUT est GRAVE et en même temps RIEN n'est important .

Perso, je remercie les astres de n'avoir placé aucune pieuvre fatale sur mon chemin car ouchh ce que ça peut faire mal dans les écailles ces bêtes là, non, moi, à la place, j'ai rencontré une fille super intelligente qui ne m'a jamais rien dit de mes lourdeurs d'amoureuse transie et qui m'a épargné l'humiliation facile ou le "beurk-beurk-c'est sale entre filles!", et l'air de rien, ça compte un peu pour la suite des événements (surtout au vu des drôles de specimen qu'on croise ensuite dans les grands fonds du Marais et autres!)

En tout cas, la scénariste-réalisatrice, Céline Sciamma, a beaucoup soigné-sans trop d'esthétisme tout de même-son bébé-pieuvre, la musique est envoutante à souhait avec, voyage en amnésie pour ma pomme encore une fois, une scène de boîte de nuit où la musique était exactement la même que dans la discothèque de mon adolescence, quand on se la jouait sous des stromboscopes parce qu'on écoutait de la techno qui fait plaaaaaner!

Bref : quelques défauts sans doute mais un bon moment de diversion dans ces piscines cinématographiques, en tout cas, l'équipe du film avait aussi l'air ravie de cette plongée en apnée dans nos adolescences respectives !

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Beauté sucrée

Le Vénus-Beauté de Beyrouth que nous annonçaient les critiques de cinéma fut effectivement un bon moment de tranches de vie avec le portrait de 5 femmes entre le typique et l'original, offrant peut être un reflet du Liban actuel.

J'ai regretté tout de même le rythme un peu individuel des saynètes car les scènes de groupes réservent de bons moments d'énergie-comme l'épilation au caramel qui vous fait bénir Wilkinson et compagnie et vous convainc de vous mettre illico au régime...Et la métaphore répétitive et peu osée de l'homosexualité à peine effleurée (mais peut être est-ce à envisager comme audacieux pour le pays en lui même ?)

J'ai bien sûr versé ma larme à plusieurs reprises, j'ai bien retenu qu'une femme ne peut réserver une chambre d'hôtel seule sans papier attestant de son identité ou de son mariage, que la première nuit dans ce mariage musulman doit s'accompagner du dépucelage obligatoire...merci donc aux coutures-express des chirurgiens parlant le français pour masquer un peu de liberté pris avant le OUI au mari, et que, parfois, on s'aliène son existence entière à se dévouer à un parent qui a une particularité mentale ou physique...à cause de l'absence de structure d'accueil ou d'une mentalité au sacrifice ?

Mais je garde surtout en bouche le goût d'images plus précises quand mon amie d'orgine libanaise revenait d'une visite auprès de sa famille, comme si je comprenais un peu mieux ses adjectifs laudatifs, et ses silences aussi quand elle parle de ce pays.

 

 

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Prêtes moi ta mimine

Ce soir, pour divertir les petits aliens qui jouent au trampoline dans mon bidon , je me suis regardée  cette comédie et j'ai profité du bonheur tout simple de redécouvrir deux acteurs que j'aime...

Pour la grande courge que je suis,  Alain Chabat et Charlotte Gainsbourg sont deux noms qui ont hanté mon adolescence avec les décalages des Nuls et la timidité de l'Effrontée , parvenant jusqu'aux rives de la maturité avec toujours ce beau sourire sans ultra-brite et sincère que j'aime :

 

Enfin, moi, je les imagine aussi gentil que ce sourire, chacun s'étant ensuite découvert d'autres talents, du film canin Didier réalisé (ahh, quel beau regard de labrador ce Alain Chabat !) aux ritournelles aériennes ou entêtantes  composées 5 sur 55 par  la demoiselle devenue maman.

C'est vrai que l'histoire de "Prêtes moi ta main"est un peu convenue et attendue mais à la différence près que la composition des acteurs avec silence et expressions tisse d'invisible liens entre eux, et nous nous attachons l'air de rien à leurs personnages, même si parfois on les reconnaît  presque s'auto-caricaturer l'un dans son rôle de fanfarron de prédilection, l'autre jouant d'une pseudo-fragilité...

Charlotte surtout, comme lors de "La Science des rêves" de Michael Gondry, donne immédiatement du plaisir à la regarder jouer les rêveuses, les pudiques ou les grandes gueules calmes avec réparties magnifiques-mais j'ai conscience que certains doivent s'agaçer du personnage-  mais en même temps, à chaque fois que je la vois apparaître, je ressens comme un petit serrement au ventre...un peu comme si je voyais un équilibriste se ballader sous mes yeux sur son fil et que je ne pouvais m'empêcher de trembler de voir chuter , ou quand je regarde les patineurs français en finale et que c'est systématiquement à ce moment là qu'ils loupent leurs triples axels !

Peut être est-ce un peu de sa sensibilité et de sa timidité qui transparaissent sur la bobine malgré le jeu d'acteur ou bien garde-t-on dans les tripes des souvenirs de spectatrice, du temps où  elle jouait  l'adolescente mal dans sa peau ?

Et puis, en plus d'être une jeune femme talentueuse face caméra et derrière un micro en-chanté,  elle a réussi à incarner un fantasme de magazine sadique féminin  depuis son partenariat avec Gérard Darel, vous savez, cette fameuse image de la Parisienne classe et simple que les Elles et Marie-Claire se sont évertuées à nous construire au fil de leurs pages...

Et ce n'est pas rien de parvenir avec autant de modestie à donner ainsi vie à du papier glacé,à être caméléonne de la mode et toujours reconnaissable...autant qu'insaisissable...

PS : Et en plus, elle a eu le bon goût de choisir pour cheminer à ses côtés un très bon acteur trop rare lui aussi, Yvan Attal, dont le film "Les Patriotes" sur les services secrets israéliens est en ce moment rediffusé (bon, sur CinéCinéma Frisson et Ciné Cinéma Premier mais sinon, il y a les locations hein!)

 

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La bonne recette de Ratatouille

Je n'ai pas pu m'empêcher de vous servir en guise de titre-amuse-bouche un des nombreux jeux de mots qui ont amusé la critique lors de la sortie du dernier opus de la souris sur ce film de rat gourmet devenant mâitre queue de la gastronomie franchouillarde....

Nous sômmes donc allés en petite bande découvrir les égouts et grands restaurants de Paris vus par les animateurs de Pixar et nous nous sômmes bien régalés, comme nous nous y attendions et même avec exactement la même réaction que le critique gastronomique aux allures de croque-mort : en étant surpris de nouveautés et en retrouvant un peu de l'ancien temps...

En effet, les graphiques sont aux petits oignons et même si la recette du scénario semble convenu avec notamment un enfant naturel qui se découvre, l'initiation du rat en miroir de celle de l'humain sont aussi digestes de belles leçons que de moments humoristiques pour ltous es spectateurs, de 7 à 77 ans.

Il y eut également cette vision attendue que nos amis américains portent sur notre capitale, où je vous rappelle que tout à chacun se devrait de circuler en béret bien sûr ! Mais cette vision idéalisée, avec les quais en ligne directrice comme nos pas de parigots nous mènent effectivement toujours vers la Seine, sait nous plaire, avec la fierté de pouvoir battre ce pavé qui fait tant rêver les étrangers...

Et quant à moi, ce qui me ravit le palais fut ce qui rinça aussi quelque peu mes mirettes, car en bon public que je suis, je me souviens de ce passage où l'émotion de goûter une ratatouille devient le mélange d'une innovation en même temps qu'un retour au temps de notre enfance , une espèce de madeleine de Proust, version légumes en quelque sorte....ou bien la métaphore du  plat toujours goûtu et dont on se ressert des dessins animés soignés de l'oncle Disney, celui qui sait si bien  colorer le rêvé ou le passé....

 

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Percée au coeur...

Voilà...Pour moi qui ais depuis longtemps de mauvais souvenirs avec les films cannois, du glauque "Sailor et Lula" au bizarre "Barton Fink", la malédiction de Cannes est enfin levée avec ce très beau film-BD où on oublie peu à peu que l'on a à faire à des traits tant les personnages prennent vie au rythme des anecdotes, des métaphores, des surprises et de l'expression poétique des co-réalisateurs. 

Persépolis m'est apparu aussi intelligent et bien construit que l'oeuvre d'Art Spiegelman sur la seconde guerre mondiale  : "Maus", pudeur comprise,  et avec un ton propre à l'auteur Marjane Satrapi, cette véritable bouffée d'air frais dans une platitute télévisuelle de Tadéi.

"Percées au coeur "... c'est bien ainsi que nous ressortîmes tout à l'heure de la salle obscure, à force de rire des réparties de la jeune fille, de s'attérer d'une telle réalité, même si on se doutait..., de pleurer aussi, pour la répression à tout va ainsi que pour un souvenir de jasmin, à jamais lié à celui d'une grand-mère pleine de vie dans un pays qui réduit toutes les libertés comme Peau de chagrin...

"Perçées au coeur" par Persépolis,....donc, et des pensées pour ceux qui ont dû tout quitter pour cause d'immense stupidité de leur pairs, pour ceux qui malgré le temps, l'éloignement, la facilité et les moments de peur, ont su rester intègres.

Certains critiquent cette "perçée émotionnelle" comme si c'était un danger de "voix unique", pourtant, on sait d'avance que toute oeuvre de création porte la patine et l'accent de ses créateurs, c'est un pacte fictionnel que l'on accepte d'emblée et derrière lequel, perso,  j'ai lu aussi le gage d'un témoignage sincère...

 

La preuve, vraiment : PUNK IS NOT DED !

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Rêver d'un Nouveau Monde

Cela faisait quelques temps que traînait dans mes films à voir la véritable histoire de Pocahontas, et à l'aube d'aller saluer le Mickey français  dans son parc-à-toons, j'ai mis en route le lecteur et, malgré les défauts flagrants, dont le plus gros se nomme : Colin Farrell alias le Capitaine John Smith et qui, pour moi, joue aussi bien qu'une brique s'essayant à l'introspection...je fus bel et bien embarquée sur ce nouveau continent fictionnel

Au début, c'est un flot un peu déconcertant d'images tourillonnantes quand nous découvrons la liberté et la vie des indiens de Virginie, et la comparaison avec les anglais uniquement interessés par l'or fait aussi froid dans le dos que lorsque Kevin Costner démontre la bêtise des soldats dans son "Danses avec les loups"...

Mais ensuite, le souffle interne advient, et si l'on peut parfois être agacé des répétitions ou de la musique, on finit par être emporté,  un peu comme sur les flots de "The Mission"

La caméra semble s'allèger donc et suivre les mouvements de coeurs de l'héroine, laquelle, est, elle, tout simplement parfaite dans la mesure et le naturel, jusqu'à nous faire croire que nous croisons bien là ce qu'aurait pu être ce personnage mi-historique, mi-inventé de la princesse Pocahontas.

Ce que je conserverai longtemps en mémoire, outre un interessant scénario pour expliquer la naissance d'un amour en dépit des différences des protagonistes (un poncif du genre pas facile à renouveler), ce sont donc les gestes, le rire de Pocahontas, et sa façon de caresser le vent et les herbes, de paraître en tel accord avec la Nature...

Et en bonne femme du bitume, dés que j'ai ensuite vu un carré d'herbes non envahi de parigots, j'ai essayé de faire de même...

Ou comment se créer un Nouveau Monde par de petits gestes...

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