poissonchat

La HAINE des OGM

 

Vu hier soir sur ARTE, l'excellent documentaire de Marie Monique Robin sur la multinationale Monsanto, son habileté à coloniser "sans le vouloir ?!" les plantes en Amérique du Sud, forçant les agriculteurs locaux à abandonner la biodiversité de leurs plantes pour ces graines trangéniques et leur pluie nécessaire de pesticides déguelasses, le Roundup...Vu : les pieds de ce garçonnet qui sont blessés par ces pesticides, les canards qui passés la plume à gauche par dizaine car ils voletaient du côté de l'eau contaminée par le Roundup et, que ce soit au Brésil, au Méxique ou au Paraguay, des agriculteurs par milliers qui deviennent des citadins appauvris car leurs plantes ne poussent plus, bouffées par les trangènes...

Ce n'est pas apocalyptique, c'est une enquête documentée, une investigation mise en scène, certes, et qui rappelle le Cauchemar de Darwin...tout ça pour nourrir loin de la peur de la farine animale et de la vachette folle les animaux d'élevages européens et nous permettre d'avoir bonne conscience en brandissant des biocarburants...

L'effet papillon....une nouvelle fois...

A noter : l'utilisation bien pratique de l'outil sur Internet : WHOIS pour dévoiler la fausse identité d'une pseudo-scientifique remettant en question une étude parue dans la revue Nature sur le contamination au Mexique des maïs locaux par les trangènes...et l'adresse IP remonte à ...Monsanto...

...Vive le virtuel donc dans la bataille sur les OGM, rien que pour se convaincre qu'il va nous falloir peut être brandir non pas des mèches blanches à la Jayce et les conquérants..... mais la moustache des pro-José Bové pour réagir face à ces saloperies de Monstres aux plantes ....

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Colère à Fresnes

 

Le 18 janvier dernier, malgré de nombreuses demandes pour être soignée pour des vertiges, des évanouissements et de violents maux de tête (et alors qu'elle ne se plaignait d'aucuns maux auparavant), une détenue dans la prison de Fresnes a litttéralement agonisée derrière les barreaux sans réactions de l'infirmière et malgré les suppliques de sa co-détenue pour qu'on lui vienne en aide...

La quarantaine de détenues qui a donné ces informations et a voulu protester par une grêve de la faim après le déçès de cette jeune femme de 28 ans a subie  ensuite divers sanctions (fouilles, privations de travail...)

Une enquête a été ouverte...et ca ne s'est pas passé dans un pays lointains ou dans une prison militaire d'un pays en guerre...

Les "bavures" arrivent partout... mais à se demander tout de même si ce n'est pas un système qui permet la toute puissance de certains imbéciles accédant à des postes de pouvoir (surveillants en tout genre, administration...)

http://www.liberation.fr/actualite/societe/307174.FR.php

C'est tout...

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Prison dorée ?

 

Le TOP de départ des soldes a retentie la semaine passée et, telles des warriors urbaines, nous nous sommes attellées, ma Sirène et moi même a mener des missions très précises 5 jours durant, enchaînant après le dur labeur quotidien, la quête des bonnes affaires dans les magasins en nocturnes, tout y sera passé des incontournables parigots :

-du BHV aux Grands Boulevards avec des Galeries riantes de nous voir en fourmis farfouillantes partout-partout en passant par le Printemps dont il ne restent que les feuilles à terre après le passage d'une tornades de femelles en furie

-des petits magasins croisés aux hasards

-la série des sportifs : Go Sport où on se fait virer des cabines d'essayages (ne nous reverrons plus ceux-là, même si on sait bien qu'ils s'en fichent bien), Décathlon où les vendeurs souriant ne connaissent rien à leurs rayons labyrinthiques (ceci dit, on les comprend, nous on cherche encore le rayon des polaires, en Arctique, c'eut été plus facile) avec le pompom du pimponot : les 5 magasins du reconnu Vieux Campeurs où après une heure à chercher des anoraks hauts perchés qui ne nous mettraient pas en caleçon par leurs prix exhorbitants, nous avons découvert que les soldes étaient toutes réunies dans le magasin pile EN FACE....(ceci étant, nous les avons ensuite TOUS visités...je referai un post sur ces baroudeurs en commerce qui nous font la morale sur le recyclage et éditent des catalogues dignes d'un bottin sur papier glacé et en quantité telle que cela mimait la neige dans tous leurs magasins...)

Résultat de l'opération....Sans m'en rendre compte, je me retrouve avec quatre affaires toutes à rayures (tee-shirt, pull, pyjama, serviette)...

Outre qu'un psy se régalerait à décortiquer mon côté compulsif bariolé, je me suis vue en nouvelle victime de la mode, bagnarde moderne comme tout à chacun/chacune, forçée de se battre bec et ongle 2 fois dans l'année au moment des soldes tant les prix sont indécents tout au long de  l'année...

Dans une prison dorée-bariolée de jaune, je serai donc un Dalton de plus ce printemps sur le bitume !

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Transports dangereux

 

Comme je suis venue avec  la SNCF (je ne ferai pas de commentaires aigris, j'ai des amis qui y travaillent.... ), je suis donc une heureuse piétonne mais parfois, je prends le bus pour remonter les riantes collines de Nice...

Déjà, pour comprendre où se situent les arrêts, il vaut mieux demander à 3 personnes minimum et faire un mix de leur réponse car sur le plan offert par Ligne Azur (quel beau nom empli de serenité : publicité mensongère, oui!), les arrêts indiqués sont très souvent uniquement théoriques !

Oui, car en ce moment, la ville se prépare à ue révolution en matière de transport avec l'arrivée un de ces 4 du tramway, d'ailleurs j'en ai vu un à l'essai sur la place Masséna :

Ahhhh, ça rutile, c'est silencieux, rapide, ça désengorgera les voies, ça sera plus écolo', certes-certes...mais en attendant, Nice, c'est le bordel total question voieries, un lendemain de guerre avec tranchées, barricades et jolis arrêts momentanés qui peuvent changer d'un jour à l'autre !

On essaie pourtant de faire attention à la sécurité des piétons en les réorientant avec un brin d'humour :

 

Mais bon, non, vraiment : c'est la course d'orientation pour déterrer son arrêt

Ceci étant, en appliquant le bon conseil d'un de mes amis : "avec une langue, on va partout" (s'arrêter au 1er degré, SVP), j'ai donc réussi à m'en sortir (et après que mon boeuf m'ait montré aussi, eternelle reconnaissance...) et je pus donc  goûter aux joies d'une conduite sportive dans les grandes avenues, lesquelle s'avèrent fort heureusement assez souvent bouchées, ce qui permet aux petits vieux debouts de souffler un peu avant de recommencer leur séance de Power plate gratis, essayant de résister pour ne pas s'applatir sur le sol comme des crêpes au milieu des caddies, valises, poussettes, chaises pliantes de plages et chien-chiens.

Je vous passe les chauffeurs qui téléphonent (sans kit mains libres, c'est plus drôle) en conduisant à toute vitesse (c'est plus drôle aussi) et j'arrive directement à la case "Souvenir" concernant mon petit trajet hier à Menton :

Appart de mon frère et de son ami-Menton = 2 bus, un urbai +un trans-urbain = 2 cinglés à mes côtés, ceci est une équation somme toute banale pour votre serviteur...

Ainsi donc je chope le premier autocar et me retrouve comprimée avec les odeurs du matin d'une tripotée d'autochtones qui avaient l'air endormis, sauf UN (il en faut toujours un) qui cumulait d'avoir pris son petit déj' au pastis, d'être un peu âgé et clopinant (donc revendiquant haut et fort son droit à poser son popotin sur un siège).

Ceci étant, il avait un franc (et fort...toujours fort dans c'te ville) parler qu'il avait à coeur de faire partager avec TOUT le bus où tous soudain semblaient concentrés sur le paysage, leur chaussure, une revue...Ainsi gratifiait-t-il chaque passager qui croyait être sauvés en descendant à son arrêt d'un petit adjectif réaliste sur sa physionomie  :

-"Alors Kojac, on s'arrête à Gambetta ?!"

-"Eh l'Endormi, attention à la marche !"

-"ohhh, Madame, ne mangez-pas comme ça, vous allez enfléééé!!" 

Tout ça entre-coupé de chansons à boire...Ambiance-réveil assuré ...

2ème étape = 2ème réjouissance : là encore le bus menant à Menton est bondé d'habitués et de touristes (normal, on passe à Monaco (Beurkkkkk)) et alors que je m'étais trouvée une place peinarde près de la vitre pour profiter de la Grande Bleue, le SEUL gars qui porte un bonnet de laine quand il fait 30 degrés, qui a le regard fixe d'une statue de cire et les sourcils de Jack Nicholson dans Wolf... s'assied à côté de Bibi....

 ....oui, je sais, je vais m'acheter un billet de super-cagnotte, c'est un signe...

Bon, sinon, outre le fait qu'il avait toujours ce regard fixe flippant et qu'il notait des symboles incompréhensibles sur un petit carnet, ça se passait assez bien jusqu'à ce que je le vois se gratouiller energiquement les jambes (qu'il avait à l'air, ce qui me valut de poursuivre la métaphore avec le loup, question poils... ), je n'essaie même pas de lui demander ce qu'il a mais il croit bon de me fixer en continuant de se gratouiller et de me lançer :

-"ahhhh, c'est les CAFARDS, ça, il y en a partout !!"

...Mais bien sûr....les cafards..en plus, la veille, on avait regardé Men in Black avec l'énorme horrible roi des cafards à la fin, ça et les virages à foison m'ôtèrent donc toute velleités de petits déjeuners...

Bon, enfin, je vous rassure, une fois à Menton, tout se calma, jusqu'à ce que je regarde une boutique et qu'un  gars ne me fonce dedans (vous avez remarqué comme les hommes aiment à fonçer allégrement dans les sacs à dos??Ca doit représenter des balises virtuelles dans leur ciboulot, je sais pas...)

Moi, la tête dans la boutique et à côté de la plaque, je m'excuse ("excusez moi d'avoir constitué un obstacle que vous avez ballayé sans vergogne, Messieur, en même temps vous n'êtes que le 10ème ce matin...") et là, le gars se retourne, me fixe : et je retrouve le même regard immobile que l'homme-des-bois de taleur, sans aucune trace d'intelligence qui reluit,même au soleil avec de la crème indice 50, et avec toujours  la bonne petite odeur de Pastis :

-"Eh!!!!"

Je fais mine de ne pas entendre et de ne pas voir cette grosse tête à 10 cm de mon visage...

-"Ehhhh!"

Bon, je me retourne quand même, c'est mon karma...

-"T'es pas LISA  toâ ??? T'as la tête de LISA ?!!!"

 .....????!!!

 Ben, non, moi, j'ai que la tête de Poissonchat, désolée hein....

Finalement, je vais plutôt aller coller un cierge à Sainte Rita, la patronne des causes desepérées...pour eux ou pour moi, je sais plus... 

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Taxi parisien-Tête de chien !

Regardez bien cette douce image dorée, tout droit sortie d'un souvenir de touriste ému par ses belles nuits parsiennes... Et sachez bien que je ne peux être l'auteur d'un tel cliché attendu que je suis désormais officiellement un ennemi de ces culs-collés de chauffeurs de taxi...

 

Je m'explique : si j'utilise surtout le métropolitain quand ce ne sont pas mes petits petons qui m'emmènent à destination, il m'arrive parfois de tenter le bus quand je parviens à déchiffrer les bons arrêts sur mon imbroglio d eplan, cependant, les taxis ne me sont guères connus, même lestée des moults tupperwares que me livrent ma chère Mère quand je reviens de ma campagne.

Toutefois, j'avais bien lu dans la presse une grogne générale contre cette caste de service qui sait retourner la logique de l'offre et de la demande car ils ne vous emmènerait que QUAND ça leur dit, OU ça leur chante et AU PRIX qu'ils ont décidé de vous assomer...Mais, bon, je n'y croyais pas encore...J'avais bien vu également ma douce Sirène se changer en requin éructant au seul souvenir de sa rentrée de soirée à courir après les chariottes de fer pour se faire balançer au prix fort, loin du but premier, et avec parfois des insultes en prime...Mais je croyais qu'elle était fatiguée ou que son envie de boxe devait ressurgir après les samedis de dancing...

Mais "Innocence" est le deuxième prénom de tout ceux qui ne testent pas en vraie la dure réalité, et "Hulk-tout-vert" allait vite devenir mon nouveau pseudo après ce petit test d'hier...

En effet, MaMaman devait aller à un RDV à l'hôpital hier et comme elle a des problèmes pour marcher, nous avions décidé de faire une journée taxi...Voyons ça dans le détail

-1er trajet : Gare de l'est-Hôpital dans le 14ème :

Hélage habile et réponse quasi immédiate d'un taxi qui a l'air normal...Nous montons en confiance....Sauf qu'en entendant la destination, le chauffeur a dû se sentir investi d'une mission de Sauveur et sa Mercédès pas confortable (ben oui, ça devait être une contrefaçon ou je ne sais pas quoi, mais on aurait dit du bois déguisé en faux cuir) se transforma d'urgence en ambulance, il se mangea même un beau terre-plein central (et un bond pour les passagères à l'arrière, un) et failli embarquer à l'hosto un pauvre cycliste trop lent à son goût, bref : un Samy Nacéri en puissance, plus gentil...

Puis après le RDV : 2ème trajet : 14 ème arrondissement -BHV (endroit béni de mes parents car effectivement, on trouve de tout...un post prochain sera entièrement dédié à ce temple de la consommation parigotte pour réhabiliter la Vérité...), BREF : BHV :

Je demande à l'accueil de l'hôpital où trouver le nid de taxis le plus proche, et nous y allons tranquillou, ce n'était point loin-chouette pour MaMaman. En arrivant, il se trouve que la longue file de taxis attendant était arrêtée devant une belle borne bleutée, et devant un hôtel Méridien. J'aurais dû me méfier avec ce détail, mais bon...Nous avançons conscienseusement jusqu'au début de la file, ce qui laisse le temps à un Bobo de surgir de l'hôtel avec sa valise et de nous souffler à notre barbichette le premier tacos de la file...Mais nous ne grognons pas : il fait beau, un autre taxi s'avance...mais il a l'air d'être une tortue en même temps, et pour cause...Je me penche à la fenêtre de la tortue ninja, sourire aux lèvres pour lui indiquer notre destination et LA : un ventre bedonnant et un bec fumant me balançe rageusement  que : "A cette heure là, on ne prend que pour les aéroports !!"...Petit silence interloqué de votre serviteur...Puis je sens soudain des fourmis se rassembler dans tout mon corps, vous savez, des petites fourmis de celle de Werber, les rouges avec des dents aiguisées et de l'acide dans les mandibules , du genre à devenir un vrai petit bataillon prêt à fondre sur l'ennemi à volant....

Je vous épargne mes réparties pas assez cinglantes à mon goût avec le recul, je m'imagine ayant dû lui demander illico son numéro de matricule pour le dénonçer à TOUTES LES ASSOCIATIONS DE CONSOMMATEURS !!!! Mais ma mère s'éloignait déjà clopin-clopant pour éviter d'assister à la transformation de sa fifille à couettes (enfin, dans ses souvenirs) en parigotte-tête de veau bien hargneuse...

Toujours est-il que Maman dût se taper 20 minutes bien tassées de marches forçée dans un environnement typique, soit des travaux tous les 10 mètres (c'est l'été), des voitures agacées qui vrombissent hors de la chaussée (c'est Delanoé) et des piétons en véritables rouleaux-compresseurs sur jambes qui écraseraient tout être trop lent sur leur passage de speedés (c'est la connerie des grandes villes)...

Oui-oui, je suis TRES énervée, parce que d'abord, c'est MaMaman à moi que tous ces gens bousculaient sans se rendre compte que pour elle chaque pas n'est pas gagné et j'ai mieux compris soudain pourquoi on ne voyait guère de personne handicapée ou de personne âgée dans certains quartiers parisiens, ce ne sont pas les  largeurs des chaussées en cause mais bien la hargne des passants qui réduisent les possibilités, et moins les bobos croisent des personnes en diificultés motrice, moins ils sont habitués à leur faire un peu de place...

Revenons cependant à notre quête du Graal, à savoir LA borne de taxis bleutée qui est censée rassembler la horde de voitures en rangs bien sages pour qu'enfin nous puissions prendre place...Après avoir demandé en vain à trois personnes dont deux commerçants qui nous ont regardés comme si nous étions des touristes japonaises, nous trouvâmes donc notre Totem Urbain tant espéré :

 

Mais quelle ne fut pas notre surprise de constater que si voitures il y avait, certaines avaient leur petits caches sur le voyant lumineux (oui, genre préservatif en cuir) , indiquant par là qu'ils étaient en pause, ce qui est leur droit (et on la ramène pas avant la rentrée sociale et le service minimum aux actus...), mais quatre autres de leurs congénères étaient eux aussi absents de leur véhicule ...partis sans doute aussi pour leur pause "café-pipi-bière-téléphone-j'en sais rien et je m'en fous- " mais sans aucun préservatif ce coup-ci, et ne laissant plus aucune place à d'autres taxis éventuels qui auraient eu la bonne idée de venir jeter une roue de notre côté ....

Deux japonais nous ayant chipé une fois de plus un taxi rescapé, je fus prête de me ficher en pleine rue pour arrêter net le prochain mais nous fûmes enfin vues, ce qui me rappella au passage de laisser tomber les frusques de couleurs ternes la prochaine fois qu'une telle équipée adviendra...

-3ème trajet : Marais-Gare de l'Est :

Là, MaMaman commençait à fatiguer dangereusement et j'essayais de me souvenir de l'existence d'un quelconque banc salvateur quand enfin nous gagnâmes un autre endroit dont mes parents sont friants, la boutique de thés Mariages Frères. Là, cuite comme tout, ma mère trouva quand même  le moyen de m'acheter en douce du thé et du chocolat et alors que je me triturais les méninges pour trouver la fameuse borne bleutée ou que j'allais me lançer dans mon portable à l'assaut des serveurs des G7 et des Taxis bleus-blanc-rouge, je la vis souffler très aristocratiquement auprès du vendeur habillé de blanc colonial qu'elle recherchait un taxi... Le Monsieur avec des manières un peu surranées, tout propret et poli, nous en dégotta aussitôt un en 5 minutes top chrono et  nous repartîmes, ravies de constater qu'en se faisant passer pour des riches qui se ravitaillent en théine, les chauffeurs ressemblent à des top model en Skoda noir-vitres teintées et nous dépôsent devant la gare, entières, sans un mot de commentaires... mais après tout, la course ne comprend pas les lettres en plus des chiffres du compteur...

Voilà donc en quelques exemples la raison de mon nouvel agacement...et de mon nouvel argument pour devenir moi aussi une énième pollueuse urbaine en cassant mon petit cochon rose afin de m'acheter une chariotte bien à moi...avec suffisamment de chevaux pour dépasser au feux rouges ces salauds de tacos !

 

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Démocratie interrogative

interrogation

Nous voilà un beau dimanche ensoleillé d'avril 2007 à tergiverser entre acheter la baguette bien chaude, le JDD détendant ou passer nos nerfs sur le ménage printanier qui s'impose avant de lézarder sous les rayons cléments...

Il va pourtant bien falloir se diriger plutôt vers les urnes...avec un enthousiasme aussi débordant que lorsqu'on est obligé de se fâner un repas dans un restaurant où le menu ne nous plait nullement...Dans ces cas là,on se la joue stratégique pour être le moins malade possible et choisir ce qui devrait être le moins indigeste, non ?!

Après s'être abreuvé de tous les commentaires jusqu'à savoir les péchés de gourmandises des présidentiables (Le Parisien) ou leurs profils psy (Le Nouvel Observateurs), à force de s'être tous les uns les autres demandé : "tu sais pour qui tu votes, toi ?!" J'ai l'impression que personne ne sait ....ou bien qu'un bon nombre préfèrent savoir en cachette...

Ce serait plus simple si on pouvait tester les programmes comme les paquets de lessives sur divers critères éprouvés en laboratoires et suivant le coût que cela va avoir sur l'usure des habits-citoyens lavés-délavés-lessivés après un quinquennat entier...

Mais comme le disent les enfants sur la 5ème ds Les Maternelles : "il faudrait qu'il fassent ce qu'ils ont dit"...

Ben oui, déjà, qu'ILS et ELLES fassent comme ça, parce que  la vérité sort de la bouche des enfants...et rarement de ceux qui se battent pour la first place comme des garnements de maternelle...

 

 

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Plus belle la culture...

 

Depuis belle lurette, pour me requinquer, je m'immerge dans des librairies, des bibliothèques ou des salons, pas avec folie mais avec parcimonie, un peu comme quand le manque d'oxygène devient pressant et qu'il faut nourrir un peu ses mirettes et son esprit avec d'autres mots sous peine de se transformer en dragon citadin...Bref, je procède un peu comme la demoiselle ci-dessus qui s'enferme dans son casque littéraire, à l'affiche pour annonçer le Salon du livre de mars qui s'est tenu cette semaine dernière à Paris...

Sauf... Sauf que j'ai dû redescendre trop vite de mes alpages enneigés sans faire de palier de décompression car je n'y trouvais point mon compte...Mettant cela sur la fatigue ou la foule-qui-saoule, j'essayais tout de même de déambuler jusqu'à la dédicace de Madame Herisson (alias Muriel Barbery), aussi charmante qu'espéré (ouf, une désillusion en moins)...

Mais alors que je reprenais vaillance et force pour dénicher de nouveaux petits éditeurs (je vous conseille les régionaux, une mine ou bien les "niches" que sont le developpement personnel, l'héroic-fantasy ou l'environnemental : ce sont des fondus gentils qui sont prêts à vous offrir le kawa contre quelques minutes de votre disponibilité auditive...)

je suis tombée sur un sommum de la culture, une édition que sans nul doute nous fûmes des millions à espérer dans l'ombre sans oser le formuler même dans nos rêves les plus fous :

 

 

 

Ouich, vous avez bien lu... sont maintenant disponibles dans toutes les bonnes librairies de quartier Ma Bonne Dame, et allégrement vanté en tête de gondole au Salon annuel du livre : tous les ouvrages de "Plus Belle La Vie"...

Etant donné le contenu insipide des dialogues et de l'action, ce doit être des descriptions à la Balzac, ou une ôde déguisée à la page blanche...

N'empêche, ne nicassez pas trop fort, la culture ça se trouve, c'est ça... aussi...On en aura d'ailleurs le coeur net quand Tadéi présentera cette rare collection sur la même chaîne que le feuilleton marseillais...

Du coup je suis repartie bien vite dans mes pénates, mes Muriel Barbery bien visées sur les noreilles...

 

 

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Cuistot pas rigolo



Ce week end, dans un élan de folie propre à la société de dillution, nous nous sômmes fondues dans la foule des shoppeurs angoissés par l'arrivée de Noêl, acculées dans les grands magasins des grands boulevards, marchant au pas derrière les poussettes, regardant comme des ventilateurs à 360 degrés si par hasard on ne trouvait pas une idée géniale de kdo...

Et puis devait arriver ce qui est arrivé, nous avons lâcher prise avec bonheur, nous balladant tout béatement dans les rayonnages en oubliant le poids des obligations capitalistes et sômmes alors tombées sur une star en chaire et en os qui s'abaissait à nous rejoindre pour nous prodiguer de culinaires conseils, il s'agit de notre chef de M6, Mister Lignac...

Il a l'air très concentré là et c'est vrai que dans sa cage transparente où on le voyait oeuvrer avec ses élèves aux Galeries Lafayettes Maison, il avait l'air gentillet, abordable, nature, pro et simple à la fois...

Ce qui le fut moins, c'est son garde du corps en costard in black et oreillettes dernier cri qui s'est planté devant moi, faisant son gros dur échappé du dernier James Bond en mettant sa main devant mon objectif brutalement...oui, BRUTALEMENT!!! J'ai fait un bond de Toons au milieu des casseroles et des robots-cuiseurs et j'ai eu l'impression d'être accusée de flasher la Reine d'Angleterre...

Alors, toi, le Cyril, le cuistot qui s'exhibe partout, partout, partout, laisses moi te suggérer, si tu ne veux pas qu'on te prenne en photo (et te retrouver sur un blog) de ne point faire cours dans une salle aux murs transparents...
 
Et toi le gros malabar-qui-s-y-croit, ben regardes de plus près.....


j'avais déjà mon cliché :HA HA HA HA (rire de sadique dans James Bond)

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Parité bien ordonnée...

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Dans la série « Apprenons à mieux connaître nos compatriotes », je viens de tomber sur un joyau du genre grâce à une enquête menée par le CSA pour le compte de la LCL (vous savez, l’ex-banque des lions qui maintenant recrutent des acteurs pour lui faire sa pub, pauvre Arditi…). Il s’agissait d’évaluer l’argent de poche des têtes blondes franchouillardes de 7 à 15 ans. Et béh vous allez pas être déçus de la générosité des géniteurs qui augmentent logiquement les doses, pardon le montant avec les années...

Il paraît que la rémunération ne se donne pas de la même manière : soit comme une paye pour les habituer à leur prochaine vie de salarié (et leurs impôts sur le revenu alors ??), soit lors des grands moments familiaux par excellence, où parfois, il faut bien l’admettre, seul l’attrait des gains engrangés fait supporter la stupidité de tonton Robert et les poulets pas cuits de la Tante snob…Ou alors, en bons patrons limite esclavagiste, les parents payent la chaire de leur chaire à l’acte ménager : 1 euro pour faire son lit, 1 euro pour récurer les assiettes Arcopal après le gratin de pâte, 1 euro pour la fermer pendant le match de foot aussi ???

Bon, vous me voyez bien partie dans mon énervement là mais le meilleur est à venir, et là pauvre avenir de fait, oui car la cerise sur le pudding, l’ananas sur la tarte à la crème : c’est que avec leurs grands principes éducatifs, les parents n’hésitent pas à donner en moyenne aux filles 16 euros alors que les garçons récupèrent, EUX, 28 euros dans leur pochounette… Et après on vient nous rabattre les oreilles avec la différence de paye entre homme-femme, HEIN ?!!!

Moi je dis: "Parité bien ordonnée doit commencer AU PLUS TOT dans son propre foyer"

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