Economie rouge

Pour inaugurer cette nouvelle rubrique alimentée par les aléas des lectures-cueillettes du jour, j'ai choisi un lien avec l'Espagne (et pis j'avais plus d'images en stock, là!) car quand j'ai jeté un oeil sur ce blog, l'autre l'a rejoint en courant en constatant que le rouge dominait, ça tombe bien, (tatinnnn,et voici le lien...) sort dans toutes les bonnes librairies ce jour et après une cuisson de foisonnantes recherches historiques un ouvrage qui promet d'être passsssssssionnant :
L'extraordinaire saga du rouge . Le pigment le plus convoité, par Amy Butler Greenfields aux éditions Autrement
Où on apprend que ce colorant naturel provient des fameuses cochenilles, en fait les femelles écrasées (quelle horreur!!!!) de ces chenilles élevées sur des cactus dans le Mexique actuel, et qu'elles ont été découvertes par les hommes de Cortés en 1519, que Charles Quint-le Petit-Malin en a fait un commerce juteux comme des fraises bien mûres, les anglais et espagnols ont même organisés des actes de pirateries au 16ème siècle pour s'emparer de ces rouges et riches cargaisons ! E
t le Traité de Versailles donnera même aux alliés la moitié des stocks allemands de ce pigment, c'est dire la valeur du bien..Puis vint l'ère de la synthèse et de la chimie....et les cochenilles eurent quelques années de répit...
Mais à l'heure du BIO et du haro contre les teintures industrielles cancérigènes, vous allez le retrouver de plus en plus dans les fraises Tagada (pas de marques !!!) et autres yaourts sous le poétique nom de E 120 ou d'acide carminique...
Et tout ce succès car il incarne la carnation, il revêt les cardinaux, dope les révolutionnaires et aiguise le désir...Bon appêtit de lecture alors ! 
Par poissonchat, Mercredi 6 Fevrier 2008 à 13:37 GMT+2 dans On est content de l'apprendre (article, RSS)






