Beauté sucrée


Le Vénus-Beauté de Beyrouth que nous annonçaient les critiques de cinéma fut effectivement un bon moment de tranches de vie avec le portrait de 5 femmes entre le typique et l'original, offrant peut être un reflet du Liban actuel.
J'ai regretté tout de même le rythme un peu individuel des saynètes car les scènes de groupes réservent de bons moments d'énergie-comme l'épilation au caramel qui vous fait bénir Wilkinson et compagnie et vous convainc de vous mettre illico au régime...Et la métaphore répétitive et peu osée de l'homosexualité à peine effleurée (mais peut être est-ce à envisager comme audacieux pour le pays en lui même ?)
J'ai bien sûr versé ma larme à plusieurs reprises, j'ai bien retenu qu'une femme ne peut réserver une chambre d'hôtel seule sans papier attestant de son identité ou de son mariage, que la première nuit dans ce mariage musulman doit s'accompagner du dépucelage obligatoire...merci donc aux coutures-express des chirurgiens parlant le français pour masquer un peu de liberté pris avant le OUI au mari, et que, parfois, on s'aliène son existence entière à se dévouer à un parent qui a une particularité mentale ou physique...à cause de l'absence de structure d'accueil ou d'une mentalité au sacrifice ?
Mais je garde surtout en bouche le goût d'images plus précises quand mon amie d'orgine libanaise revenait d'une visite auprès de sa famille, comme si je comprenais un peu mieux ses adjectifs laudatifs, et ses silences aussi quand elle parle de ce pays.
Par poissonchat, Lundi 20 Aout 2007 à 17:23 GMT+2 dans Cin'-émois (article, RSS)






